Ainsi, au sujet des serments également, lorsque Dieu – exalté soit-Il – dit :
« Dieu vous a certes prescrit la dissolution de vos serments » (At-Taḥrîm, 2),
ce verset englobe toute formule qui, chez les musulmans, possède la valeur d’un serment, même exprimée sous la forme d’une condition, comme lorsqu’un homme déclare : « Si j’accomplis telle chose, il m’incombe le pèlerinage et tous mes biens seront donnés en aumône », et autres formules analogues, ainsi que cela est attesté des Compagnons et de la majorité des Successeurs.
Il englobe même l’énoncé : « Tout esclave qui m’appartient est affranchi ». Il est donc établi que cette inclusion doit, à plus forte raison, concerner le serment formulé par le biais du divorce. Il est inconcevable que le Législateur ait fait de ce verset un fondement applicable au serment par le vœu, ou par le vœu accompagné d’affranchissement, tout en en excluant le serment par le divorce. Il est tout aussi inconcevable que le seul fait qu’une formule conditionnelle soit considérée comme un serment soit l’élément déterminant autorisant la dissolution de ce serment au moyen de l’expiation, tandis que la suspension du divorce employée comme serment ne bénéficierait pas, en tant que serment, de cette même possibilité d’expiation. Cela constituerait l’une des plus flagrantes contradictions – contradiction dont sont préservés les Compagnons – qu’Allah les agrée –, à plus forte raison le Messager – paix et bénédictions sur lui –, et, plus encore, le Seigneur des mondes – gloire et pureté à Lui.
Il est donc impossible qu’une preuve légale, qu’elle repose ou non sur le consensus, établisse que telle formule conditionnelle assimilée à un serment fasse l’objet d’une expiation tandis que telle autre n’y serait pas soumise (1) ; de même qu’il est impossible qu’un consensus, ou toute autre preuve, établisse une distinction entre cet enivrant et un autre enivrant alors qu’ils sont identiques sous tous rapports quant aux attributs pris en considération par la Loi, car la communauté ne saurait se réunir ni sur une erreur ni sur un égarement (2).