Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Cela eût constitué une contradiction dont est exalté le Législateur. En effet, s’Il dit : « Tout enivrant est vin et tout enivrant est illicite », rattachant ainsi le jugement à une qualité dérivée appropriée, à savoir l’ivresse, puis qu’Il permette certaines substances enivrantes tout en en interdisant d’autres, alors que celles qu’Il autorise ne se distinguent par aucune caractéristique justifiant cette permission, il y aurait là contradiction.

Il en va différemment lorsqu’Il autorise la substance enivrante en cas de nécessité – tout comme Il a autorisé la bête morte en cas de nécessité –, par exemple pour faire passer un aliment coincé dans la gorge, pour celui que l’on contraint à la boire, ou encore pour étancher la soif – s’il est admis qu’elle apaise la soif. Il s’agit alors d’une dérogation fondée sur un sens qui justifie la distinction, analogue à celle que l’on observe dans l’interdiction de la bête morte.

Or Lui – exalté soit-Il – a dit, au sujet de la bête morte, du sang et de la chair de porc : « Quiconque y est contraint, sans esprit de transgression ni volonté de dépasser la mesure… » (Al-Baqarah, 173).

Il n’a toutefois pas mentionné d’exception semblable dans la prohibition du vin, car le besoin de se nourrir est un besoin général, si bien que la contrainte de consommer ces aliments interdits survient fréquemment. Quant au vin, rares sont ceux qui ont besoin d’en boire : il est quasiment impossible que quelqu’un s’étouffe avec un aliment sans avoir sous la main que du vin, et tout aussi improbable que quelqu’un souffre de la soif sans disposer d’autre chose que du vin, l’eau étant le plus souvent accessible, et d’autres boissons, plus efficaces encore pour étancher la soif, se trouvant en abondance. S’agissant du vin lui-même, certains ont soutenu qu’il apaise la soif, d’autres qu’il ne l’apaise pas ; c’est pourquoi les juristes ont divergé quant à la légitimité d’en boire pour étancher la soif, sur la base de cette considération (1).

(1) Dans Majmūʿ al-Fatāwā (vol. 14, p. 471), on lit : « De même, le vin est licite pour soulager l’oppression par consensus, et il est licite pour apaiser la soif selon l’une des positions des savants ; quant à ceux qui ne le permettent pas, ils soutiennent qu’il n’étanche pas la soif — c’est l’avis d’Aḥmad. L’autorisation est donc subordonnée à la preuve qu’il étanche effectivement la soif ; si cela est établi, il devient licite sans aucun doute, tout comme la viande de porc est permise en cas de disette. Or la nécessité de la soif, jugée mortelle, est plus impérieuse que celle de la faim ; c’est pourquoi on admet sans controverse de boire des impuretés en cas de soif extrême : si elles étanchent la soif, leur consommation est permise, sinon, aucun de ces actes n’est autorisé. » Voir aussi Majmūʿ al-Fatāwā (vol. 10, p. 462 ; vol. 27, p. 230 et sv.), Jāmiʿ al-Rasaʾil (vol. 2, p. 82).
كان ذلك تناقضًا ينزه الشارع عنه. فإنه إذا قال: كل مسكر خمر وكل مسكر حرام؛ فعلَّق الحكم بوصف مشتق مناسب وهو السُكر، ثم أباح بعض المسكرات دون بعض مع عدم اختصاص ذلك المسكر بوصف يوجب الإباحة = كان هذا تناقضًا؛ بخلاف ما إذا أباح المسكر للضرورة ــ كما أباح الميتة للضرورة ــ مثل إباحته لدفع الغصة أو إباحته لمن أُكْرِهَ على شربه أو للعطش ــ إِنْ قيل إنه يدفع العطش ــ فهذا تخصيص بمعنى يوجب الفرق، كما يوجد مثل هذا التخصيص في تحريم الميتة، ولكن هو ــ سبحانه ــ في القرآن قال في الميتة والدم ولحم الخنزير: {فَمَنِ اضْطُرَّ غَيْرَ بَاغٍ وَلَا عَادٍ} [البقرة: ١٧٣] ولم يَذكر مثل ذلك في تحريم الخمر، لأنَّ الحاجة إلى الغذاء حاجة عامة، فالاضطرار إلى أكل هذه المحرمات يقع كثيرًا، وأما الخمر فلا يكاد أَحَدٌ يحتاج إلى شربها؛ فإنه لا يكاد أَحدٌ يغص بالطعام وليس عنده إلا خمر، وكذلك لا يكاد أحد يعطش وليس عنده إلا خمر، فإن الماء متيسر غالبًا، وكذلك وجود غيرها من المرطبات التي هي أبلغ منها في دفع العطش كثير جدًا، وأما هي فقد قيل تزيل العطش وقيل لا تزيله، ولهذا اختلف الفقهاء في شربها للعطش بناء على هذا المأخذ (١) .
(١) قال في مجموع الفتاوى (١٤/ ٤٧١): (وكذلك الخمر يباح لدفع الغصة بالاتفاق، ويباح لدفع العطش في أحد قولي العلماء؛ ومَنْ لم يبحها قال: إنها لا تدفع العطش، وهذا مأخذ أحمد؛ فحينئذٍ فالأمر موقوف على دفع العطش بها؛ فإنْ عُلِمَ أنها تدفعه أُبيحت بلا ريبٍ؛ كما يباح لحم الخنزير لدفع المجاعة، وضرورةُ العطش الذي يرى أنه يُهلكُهُ أعظم من ضرورة الجوع؛ ولهذا يباح شرب النجاسات عند العطش بلا نزاع، فإن اندفع العطش وإلا فلا إباحةَ في شيءٍ من ذلك). وانظر: مجموع الفتاوى (١٠/ ٤٦٢) (٢٧/ ٢٣٠ وما بعدها)، جامع الرسائل (٢/ ٨٢).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies