Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

et qu’il fût ou non opposé à sa réalisation, qu’il en désirât ou non l’occurrence. Jusqu’à ce qu’Ibn Taymiyya — qu’Allâh lui fasse miséricorde — émette, au sujet de la suspension du divorce, plusieurs fatwas qui se répandirent au loin et parvinrent aux savants de son temps. Dans celles-ci, il distinguait entre celui qui vise, par la formulation, à inciter ou à interdire tout en abhorrant la concrétisation du divorce, et celui qui entend que le divorce se réalise dès que la condition est remplie. Ces avis furent la cause de son interrogatoire et de l’interdiction qui lui fut signifiée de prononcer des fatwas sur cette question ; cette épreuve se conclut par son incarcération durant quelques mois (1).

Deux grands juristes de son époque se levèrent pour le réfuter : Ibn az-Zamalkānī et Taqiyy ad-Dîn as-Subkî. As-Subkî, en particulier, eut la haute main dans la lutte contre cet avis et contre ceux qui l’adoptaient, depuis Ibn Taymiyya lui-même jusqu’à ses disciples spécialement influencés par son opinion dans cette question (2).

Le moteur de l’ardeur d’as-Subkî — qu’Allâh lui fasse miséricorde — était, selon ses propres termes, « la crainte de voir compromises les filiations préservées et les nobles lignées, compte tenu des ravages qu’entraînerait cette énorme calamité et de l’emprise de cette catastrophe générale » (3), sentiment que l’on est en droit d’attendre d’un savant de sa trempe, au regard de l’étendue de son savoir et de sa piété (4).

Il rédigea, pour réfuter Ibn Taymiyya sur cette question, six réponses (5), qui sont les suivantes :

(1) Voir : al-ʿUqūd al-Durriyya, p. 393 et suiv. (2) Selon al-Nuʿmān al-Alūsī, Jalāʾ al-ʿAynayn, p. 31 : « La plupart des critiques contemporains, et les plus sujets à y tomber, est l’imām al-Sabkī. » (3) Comme l’a mentionné Ibn Faḍl Allāh al-ʿUmrī dans Masālik al-Abṣār, vol. 5, p. 744. (4) Voir : al-Muʿjam al-Mukhtaṣ, p. 166 ; Aʿyān al-ʿAṣr, vol. 3, p. 417 ; Mirʾāt al-Jinān, vol. 4, p. 225 ; al-Bidāya wa-l-Nihāya, vol. 18, p. 410 ; Bughyaẗ al-Wuʿāt, vol. 2, p. 176. (5) Il l’a peut-être suivi de manière plus approfondie, mais c’est tout ce que j’ai pu relever.
وغير مريدٍ له أم لا، حتى أفتى ابن تيمية - رحمه الله - في مسألة تعليق الطلاق عِدَّةَ فتاوى انتشرت في الآفاق واطلع عليها أهل العلم في زمانه، فرَّق فيها بين من يقصد الحث أو المنع وهو كارهٌ وقوعَ الطلاق وبين من يَقصد وقوع الطلاق عند الشرط، وكانت هذه الفتاوى سببًا في امتحانه ومنعه من الإفتاء في هذه المسألة، وانتهت هذه المحنة بسجنه بضعة أشهر (١) . وقد تصدَّى للردِّ عليه اثنان من كبار الفقهاء في زمانه هما: ابنُ الزَّملكاني وتقي الدين السبكي، وكان للسبكي اليد الطولى في محاربة هذا القول والقائلين به، ابتداءً بابن تيمية إلى تلاميذه المتأثرين برأيه في هذه المسألة خصوصًا (٢) . وكان دافع السبكي - رحمه الله - في هذا الحماس (خوفًا على محفوظ الأنساب، ومحظوظ الأحسابِ؛ لِمَا كانت تؤدي إليه هذه العظيمة، وتَستولي عليه هذه المصيبة العميمة) (٣) ، وهذا الظنُّ بمثله في كبير علمه وديانته (٤) . وقد كتب في الرد على ابن تيمية في هذه المسألة ستة ردود (٥) ، هي كالتالي:
(١) انظر: العقود الدرية (ص ٣٩٣ فما بعدها). (٢) قال النعمان الآلوسي في جلاء العينين (ص ٣١): (إن أكثر المنتقدين من المعاصرين وأشدهم في الوقوع فيه: الإمام السبكي). (٣) كما ذكر ذلك ابن فضل الله العمري في مسالك الأبصار (٥/ ٧٤٤). (٤) انظر: المعجم المختص (ص ١٦٦)، أعيان العصر (٣/ ٤١٧)، مرآة الجنان (٤/ ٢٢٥)، البداية والنهاية (١٨/ ٤١٠)، بغية الوعاة (٢/ ١٧٦). (٥) وربما تعقَّبه بأكثر من ذلك، لكن هذا ما وقفتُ عليه.

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