Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Section
L’objecteur a dit :
(Dix-huitième objection : La plupart des preuves invoquées par Ibn Taymiyya au sujet du divorce reposent sur l’analogie qu’il établit avec l’affranchissement. Nous exposerons la différence entre les deux, fût-ce en admettant la validité du jugement relatif à l’affranchissement, ce qui interdit de les assimiler.)

(1)

On répond :
Premièrement :
Lorsque tu exposes les arguments de la Loi révélée censés démontrer qu’il existe deux types de suspension – la suspension dépourvue d’intention de serment et celle qui, précisément, vise le serment, afin que l’on discerne ainsi la règle du divorce conditionnel sans intention de serment et celle du divorce conditionnel assorti d’une telle intention –, en réalité tu n’as cité aucune preuve, ni pour l’une ni pour l’autre.
Tu ne proposes que des prémisses posées sans démonstration ; ou bien tu recours à un argument fondé sur une généralité et un énoncé absolu dont tu ne t’autorises pourtant pas la portée intégrale, puisque, selon toi, il se subdivise en deux catégories sans que tu indiques ce qui distingue l’une de l’autre ni que le divorce relève de l’une d’elles ; ou encore tu te contentes d’une analogie sans montrer que l’élément commun est déterminant dans le jugement.
Tu avances également des preuves qui ne concernent pas le point en litige, mais se rapportent à d’autres cas : telle la suspension visant la menace, celle qui institue un rapport de condition et de contrepartie, ou celle qui a pour but de résilier le contrat à l’avènement de la condition, et autres exemples similaires.
Puis tu as rangé parmi les preuves ce qui n’en est pas, mais relève seulement de la réfutation de l’argument de quiconque prétend que ces formules sont un serment et, à ce titre, entrent dans la portée du texte, les assimilant au vœu d’obstination et de colère ; tels sont la distinction que tu fais entre celles-ci et la suspension du vœu d’obstination et de colère, ton refus de les qualifier de serments, et ta promesse, du même ordre, d’établir une différence entre ce cas et l’affranchissement.

(1) « al-Taḥqīq », p. 33b ; il s’agit de la dixième lecture. (2) À l’origine : « waʾanta » (« et toi ») ; la forme correcte est celle que j’ai établie, ou il conviendrait de la supprimer entièrement.
فصل قال المعترض: (الثامن عشر: أنَّ معظم ما استدل به ابن تيمية في الطلاق قياسه على العتق، وسنذكر الفرق بينهما على تقدير تسليم الحكم في العتق فيمتنع إلحاقه به) (١) . فيقال: أولًا: أنت في ذكر أدلة الشرع الدالة على [٢٤/ ب] أَنَّ التعليقين: التعليق المجرد عن قصد اليمين، والتعليق الذي يقصد به اليمين ليتبين بذلك حكم تعليق الطلاق المجرد وتعليقه المتضمن قصد اليمين= أنت (٢) لم تذكر البتة دليلًا لا على هذا ولا على هذا؛ بل إما مقدمات مُدَّعَاةٌ بلا حجة، وإما حُجَّةُ عمومٍ وإطلاقٍ لا تقول بموجبه، بل هو عندك منقسم إلى قسمين، ولم تذكر ما يميز أحد القسمين من الآخر وأنَّ الطلاق من أحدهما، وإما قياسٌ لم تُبيِّن فيه أن المشترك هو المؤثر في الحكم، وإما أدلة لا تتناول محل النزاع بل إنما تدل على غيره؛ كالتعليق الذي يقصد به الوعيد، والذي يقصد به الشرط والجزاء، والذي يقصد به فسخ العقد عند الشرط ونحو ذلك، ثم ذكرت من الأدلة ما ليس دليلًا، وإنما هو من باب الجواب عن حجة من احتج على أن هذه يمين فتدخل في النص، وقاسها على نذر اللجاج والغضب؛ كتفريقك بين ذلك وبين تعليق نذر اللجاج والغضب ومنعك تسمية هذه أيمانًا، ومثل هذا الوجه وهو وعدك بالفرق بينه وبين العتق.
(١) «التحقيق» (٣٣/ ب)، وهو الوجه العاشر. (٢) في الأصل: (وأنت)، والصواب ما أثبتُّ، أو حذفها كاملة.

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