Le serment formulé par de telles expressions, quand bien même le Nom d’Allah n’y serait pas mentionné, est jugé contraignant par la majorité des juristes ; certains, toutefois, soutiennent qu’il ne devient contraignant que si le Nom divin y est explicitement cité.
Quant à la simple formule d’engagement – telle que l’on dirait : « Je t’accorde la sécurité », ou : « Je t’ai vendu », ou : « Je t’ai loué », ou : « Je t’ai donné en mariage », et autres semblables – elle fait légalement obligation de respecter le contrat, mais elle ne peut être qualifiée de « serment ». Dès lors, elle n’entre pas dans le champ de la parole du Très-Haut : « Allah vous a déjà prescrit la dissolution de vos serments » (at-Taḥrîm, 2), ni de Sa parole : « Voilà l’expiation de vos serments » (al-Mâʾida, 89). En cas de trahison, aucune expiation ne s’impose ; il n’y a alors que le péché à porter.