l’un d’eux, en effet, trahissait les premiers, rompait leur pacte puis pactisait avec les seconds (1).
Allah – Très-haut – a dit :
« Et à ceux avec qui vos serments ont conclu un pacte, accordez leur part » [An-Nisâ’ : 33].
On appelait alors l’homme « ḥalîf », mot tiré de « ḥilf » (alliance) (3). Ces serments ne sauraient être annulés ni expiés ; il est au contraire obligatoire d’y être fidèle du seul fait du contrat, car tout contrat conclu entre les gens l’est devant Allah, et Allah a ordonné de l’honorer. Lorsqu’on le confirme encore par un serment prononcé en Son Nom, cela ne fait que le renforcer.
À l’origine, le terme « yamîn » désigne la main droite de l’homme. Puis, parce que celui qui conclut un pacte avec autrui joint sa main droite à la sienne, l’acte fut appelé « contrat » et « yamîn ». On le nomme aussi « ṣafqah » parce qu’il frappe sa main contre celle de l’autre ; « bayʿah » parce que chacun étend son bras (baʿ) vers l’autre ; « muʿānaqah » parce que chacun tend son cou vers l’autre ; et « muṣāfaḥah » parce que chacun applique la paume de sa main contre celle de l’autre, c’est-à-dire qu’il touche la face interne de sa main à celle de l’autre.
Allah – Exalté soit-Il – dit encore :
« Ceux qui te prêtent serment d’allégeance ne font, en réalité, qu’acheter un pacte avec Allah ; la Main d’Allah est au-dessus de leurs mains » [Al-Fatḥ : 10].
Cette parole montre que leur acte d’allégeance se faisait par leurs mains en même temps que par leurs paroles, et il en fut bien ainsi