la mise à exécution de la conséquence lorsque la condition est réalisée, tandis que le second déteste(1) la condition — qui, ici, consiste à ne pas agir — et désire son contraire, c’est-à-dire l’action ; il déteste également l’affranchissement, même si la condition se réalise, comme l’a dit Laylâ bint al-ʿAjamâʾ : « Si je ne te sépare pas de ta femme, alors tout esclave qui m’appartient est libre »(2).
Il en est de même de cette parole : « À vous le pacte et l’engagement : si vous descendez vers nous, nous ne tuerons aucun d’entre vous. » Autrement dit : « Nous vous jurons par Allah que, si vous descendez vers nous, nous ne tuerons pas ; nous vous accordons le pacte et l’engagement d’Allah que, si vous descendez, nous ne tuerons pas. » Cela équivaut à celui qui prête serment de ne pas tuer Zayd si celui-ci vient à lui.
Si l’on exprime cette idée sous la forme d’une condition, on dira : « Si tu descends vers moi, tu as le pacte et l’engagement que je ne te tuerai pas. » Il s’agit là d’affirmer le pacte et l’engagement dès que la condition est remplie ; c’est la suspension de la conséquence voulue à la condition voulue.
Ceci ressemble à la formule : « Tu as le pacte et l’engagement d’Allah : si tu me verses mille, je t’affranchirai assurément », ou à cette autre : « Tu as le pacte et l’engagement d’Allah : si tu me verses mille, je te répudierai. »
S’il avait voulu que l’effet se produise immédiatement lorsque la condition est remplie, il aurait dit : « Si tu me verses mille, tu es libre », ou : « Si tu me verses mille, tu es divorcée » ; alors le divorce ou l’affranchissement se produirait dès que la condition est remplie, tout comme celui qui fait un vœu et dit : « Si Allah guérit mon malade, il m’incombe d’affranchir un esclave », ou : « Mon esclave est libre », ou : « Il m’incombe d’accomplir le ḥajj. » Lorsque la condition se réalise, la conséquence se réalise également.
Il en va autrement de la parole : « Si je voyage avec vous » ou : « Si je parle à untel, il m’incombe d’affranchir un esclave »(3), ou : « Mes biens seront en aumône. » Dans ce cas, son intention est de ne pas voyager, de ne pas affranchir son esclave et de ne pas voir ses biens devenir aumône ; et, s’il voyageait ou parlait, il se refuserait tant à accomplir la condition qu’à