Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Puis il m’est apparu, à l’examen de son état, qu’il ne faisait pas partie de ceux auxquels on peut se fier lorsqu’ils rapportent seuls une information ; en effet, il se hâtait d’en transmettre le contenu selon sa propre compréhension, comme dans la présente question — celle du constituant d’un waqf qui déclare : « J’ai institué un waqf pour mes enfants, puis pour les enfants de mes enfants » —. On ne pouvait pas davantage se reposer sur une recherche qu’il initiait ; il y mêlait en effet l’objet visé à ce qui ne le concerne pas et dépassait grandement les limites. Certes, il possédait une mémoire très vaste, mais il n’avait pas été formé par un shaykh, ni acquis les sciences de manière méthodique ; il les saisissait seulement par la force de son intellect, avec audace, imagination débordante et beaucoup de tapage !

Il m’est ensuite parvenu, à propos de son état, ce qui impose de se détourner totalement de l’examen de ses propos. Les gens, de son vivant, furent éprouvés par la nécessité de le contredire, et il fut emprisonné — par l’accord unanime des musulmans et des détenteurs de l’autorité — pour cette raison ; puis il mourut. (1)

Inversement, Ibn Taymiyya parla d’as-Subkî en des termes fort sévères, allant jusqu’à le taxer d’ignorance et à l’accuser de détourner les paroles de leur sens… et autres griefs encore ; nous y reviendrons plus loin dans notre ouvrage.

Je ne suis pas, pour ma part, en position de juger entre Ibn Taymiyya et as-Subkî, car (Ibn Taymiyya) a désormais suivi sa voie, espérant d’Allâh une récompense — simple ou double —, et lui comme ses contradicteurs se disputeront, le Jour de la Résurrection, devant leur Seigneur. (2)

Position d’as-Subkî sur la question de la suspension du divorce

La fatwâ courante et répandue affirmait que le divorce conditionnel prenait effet, sans restriction, que l’auteur de la formulation ait voulu inciter ou interdire, ou qu’il n’ait eu aucune intention particulière, et qu’il eût ou non en aversion la réalisation du divorce.

(1) Voir le commentaire d’Ibn ʿAbd al-Hādī sur cette assertion, tel que rapporté dans al-Fawākih al-ʿAdhīda (vol. 1, pp. 486 – 490), ainsi que dans Jalāʾ al-ʿAynayn d’al-Alūsī, dans l’ouvrage Ibn Taymiyya : Radd mufʿtarāt wa munāqashat shubuhāt du Dr Khalid al-ʿAbd al-Qādir, et enfin chez les historiens et les savants qui réfutent cette affirmation attribuée à al-Subkī (qu’Allah lui fasse miséricorde). (2) Iʿlām al-Wāqiʿīn (vol. 3, p. 363).
ثم ظهر لي من حاله ما يَقتضي أنه ليس ممن يُعتمد عليه في نقلٍ يَنفرد به؛ لمسارعته إلى النقل بفهمه، كما في هذه المسألة ــ وهي مسألة قول الواقف: وقفتُ على أولادي، ثم أولاد أولادي ــ، ولا في بحثٍ يُنشئه؛ لِخَلْطِهِ المقصود بغيره، وخروجه عن الحدِّ جدًّا، وهو كان مكثرًا من الحفظ، ولم يتهذَّب بشيخ، ولم يَرْتَض من العلوم؛ بل يأخذها بذهنه، مع جسارته، واتساع خياله، وشَغَبٍ كثيرٍ! ثم بلغني من حاله ما يَقتضي الإعراضَ عن النظر في كلامِهِ جملةً، وكان الناس في حياته ابتلوا بالكلام معه للردِّ عليه، وحُبِسَ بإجماعِ المسلمين وولاة الأمور على ذلك! ثم مات) (١) . وفي المقابل؛ فقد تكلم ابن تيمية في السبكي بكلام شديد من نحو تجهيله واتهامه بتحريف الكلم عن مواضعه ... ونحو ذلك؛ كما سيأتي في كتابنا هذا. ولست في مقام المحاكمة بين ابن تيمية والسبكي، فقد (مضى ــ ابن تيمية ــ لسبيله راجيًا من الله أجرًا أو أجرين، وهو ومنازعوه يوم القيامة عند ربهم يختصمون) (٢) . [موقف السبكي من مسألة تعليق الطلاق] كانت الفتوى السائدة المنتشرة هي القول بوقوع الطلاق المعلَّق مطلقًا، سواء قصد منه القائل حثًّا أو منعًا أو لم يقصد، وسواء أكان كارهًا وقوعه
(١) انظر تعليق ابن عبد الهادي على هذا الكلام مما نقله صاحب كتاب الفواكه العديدة (١/ ٤٨٦ - ٤٩٠)، وجلاء العينين للآلوسي، وكتاب (ابن تيمية رَدُّ مفتريات ومناقشة شبهات) للدكتور خالد العبد القادر، وما ذكره المؤرخون والعلماء يردُّ هذا الكلام الذي ذكره السبكي ــ عفا الله عنه ــ. (٢) إعلام الموقعين (٣/ ٣٦٣).

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