Cependant, le serment assorti de la menace de divorce ne se limite pas à empêcher l’épouse : il arrive qu’on y recoure pour se contenir soi-même, pour détourner un ami étranger, pour interdire quelque chose à son fils ou à son esclave, et aussi pour retenir son épouse. Toute personne autre que la femme n’est pas concernée par le divorce ; elle ne subit donc aucun préjudice lorsqu’il se réalise, bien que l’on puisse prêter serment à son sujet par la formule du divorce, de même qu’on peut jurer en s’engageant à donner ses biens en aumône, à se rendre illicite ce qui est licite, ou par d’autres formes d’engagements dont la transgression ne lèse, en réalité, que le jurant. Il se peut toutefois qu’un tort indirect atteigne autrui — fût-ce seulement le fait de contredire le jureur, ce qui l’amène alors à châtier celui qui l’a poussé à violer son serment.