ne relèvent nullement de la catégorie des serments dont Allah a prescrit l’expiation, selon aucun homme doué de raison ; un cas analogue a déjà été mentionné.
Et, chose étonnante : l’opinion bien connue que cet objecteur et ses semblables arborent est contraire aux textes qu’ils invoquent (1). De plus, ils se prévalent de ces mêmes textes là où ils ne constituent pas une preuve pour eux ; il en résulte qu’ils contredisent les textes dans ce qu’ils établissent réellement et s’appuient sur eux pour ce qu’ils n’établissent pas. Ainsi ont-ils avancé, comme argument, la parole du Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue : « Votre commandeur est Zayd ; s’il est tué, alors Jaʿfar ; s’il est tué, alors ʿAbd Allâh ibn Rawâḥah », rapportée par al-Bukhârî (2).
Or ce ḥadith authentique, ils le contredisent quant à ce qu’il indique réellement, ainsi que dans ses cas analogues, tandis que l’objecteur s’en prévaut pour ce qu’il n’indique pas, voire pour ce dont les textes affirment l’opposé. En effet, les textes établissent l’obligation d’expier les serments des musulmans ; s’il l’utilise pour prétendre qu’il n’y a pas d’expiation pour certains d’entre eux, cela constitue un abandon des textes dans les deux cas et une argumentation