La bay‘a légitime envers les détenteurs de l’autorité constitue l’engagement d’accomplir ce qu’Allah – Très-Haut – et Son Messager leur ont prescrit par la Loi ; leur prêter la bay‘a n’apporte donc aucun changement à ce qu’Allah et Son Messager ont ordonné (1).
Puis, lorsque les gens introduisirent la pratique de prêter serment à ce propos, ces serments ne firent que renforcer ce qu’Allah et Son Messager avaient rendu obligatoire, sans altérer en rien la Loi d’Allah et de Son Messager ; l’obligation qu’ils consacrent demeure obligatoire, même si celui qui agit ne l’avait pas appuyée d’un serment. En revanche, quiconque jure d’accomplir un acte illicite ou d’abandonner un devoir n’a pas le droit d’exécuter ce qu’impliquerait son serment.
Ainsi, si les mécréants et les hypocrites (2) font jurer un musulman de les assister dans la mécréance envers Allah, dans la désobéissance à Lui et à Son Messager, dans la négligence de Ses obligations et la violation de Ses limites, il ne lui est pas permis de satisfaire de tels serments.
C’est pour cette raison que les hypocrites, athées ésotéristes, faisaient prêter aux gens des serments solennels afin qu’ils dissimulent leurs secrets, se présentant à eux comme faisant partie de la Famille du Messager d’Allah – paix et bénédictions d’Allah sur lui – et prétendant appeler à la foi en Allah et en Son Messager ; celui qui les croit ainsi leur prête serment, puis découvre qu’ils sont des hypocrites athées, cachant la mécréance envers Allah, Son Messager, Son Livre et Sa religion (3).
[Et] (4) les juristes en sont venus à diverger sur l’effet juridique de ces serments : certains disent qu’ils n’obligent à rien, car celui qui a juré l’a fait en pensant s’adresser à un croyant, allié d’Allah, issu de la Famille du Messager d’Allah – paix et bénédictions d’Allah sur lui –, et non à un hypocrite athée. D’autres, au contraire, estiment que ces serments