Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Quant au gouvernement de Hishām ibn ʿAbd al-Malik, il se situa au début du second siècle de l’Hégire, après ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz puis après son frère Yazīd, et il fut le dernier des quatre fils de ʿAbd al-Malik qui accédèrent au califat : al-Walīd, Sulaymān, Yazīd et Hishām. Ainsi, lorsque Tawbah ibn Abī Usayd refusa de leur faire prêter serment par le divorce, il se montra bienfaisant envers eux, s’écartant de l’usage et de la pratique qu’al-Ḥajjāj leur avait institués ; car on les faisait jurer par Allah, par le vœu – telle la charité des biens –, et on les faisait jurer par le divorce et par l’affranchissement (1).

Or le serment prêté par Allah – Exalté soit-Il – est soumis à l’expiation, conformément au Livre, à la Sunna et au consensus, et de même le serment assorti d’un vœu est, selon la majorité des Anciens et des Modernes, sujet à expiation, comme l’attestent le Livre et la Sunna. Par conséquent, le fait que l’on ait fait jurer les gens par le divorce et par l’affranchissement n’empêche pas que cela fasse partie des serments des musulmans nécessitant expiation, tout comme le serment par Allah et par le vœu en font partie, même lorsqu’ils les prononcent.

Quant à sa parole :
« Cela est chose notoire chez la masse du peuple de cette époque ; sans quoi ils ne s’en seraient pas abstenus, ils ne les y auraient pas fait jurer, et se seraient contentés qu’ils prêtassent serment par Allah » (2),
on répond : Qualifier de « serment » la clause suspensive visant le serment est chose notoire aussi bien chez les gens de savoir que chez le commun avant cette époque, voire avant l’Islam, et le Messager d’Allah – paix et bénédictions sur lui – a dit : « Quiconque

(1) Majmūʿ al-Fatāwā, vol. 33/36 et vol. 35/243-244, 290 ; al-Fatāwā al-Kubrā, vol. 3/298 et vol. 4/111, 140 ; al-Qawāʿid al-Kulliyya, p. 446 ; Qāʿidat al-ʿUqūd, vol. 1/118 ; Iʿlām al-Warʿiyyīn, vol. 4/464 et suiv. ; Al-qawāʿid wa-l-ḍawābiṭ al-fiqhiyya ʿinda Shaykh al-Islām Ibn Taymiyya fī al-aymān wa-l-nudhūr, vol. 2/685. (2) À l’origine : « lillāh ». La forme correcte est celle que nous avons rétablie, comme indiqué ci-dessus (p. 18).
وكانت إمارة هشام بن عبد الملك في أوائل المائة الثانية بعد عمر بن عبد العزيز وبعد أخيه يزيد، وهو آخر الأربعة من بني عبد الملك الذين تولوا الخلافة: الوليد وسليمان ويزيد وهشام؛ فكان توبة بن أبي أسيد لما امتنع أن يحلفهم بالطلاق قد أحسن إليهم حيث خرج عن العادة والسُّنَّة التي سَنَّهَا لهم الحجاج، وكانوا يحلفونهم بالله وبالنذر كصدقة المال ويحلفونهم بالطلاق والعتاق (١) . ثم اليمين بالله تعالى مُكَفَّرَة بالكتاب والسنة والإجماع، وكذلك اليمين بالنذر عند جمهور السلف والخلف تكفر، وعليه دَلَّ [١٤/ أ] الكتاب والسنة، فكون الطلاق والعتاق مما كانوا يُحَلَّفُون به لا يمنع أن يكون من أيمان المسلمين المكفرة، كما كان الحلف بالله وبالنذر من أيمان المسلمين المكفرة وإن حلفوا بها. وأما قوله: (وهذا أمرٌ مشهورٌ عند العوام من ذلك العصر، ولولا ذلك لم يمتنعوا منه، ولم يحلِّفوهم به، ولاكتفوا منهم بالأيمان بالله (٢) ). فيقال: أما تسمية التعليق الذي يُقصد به اليمين أيمانًا فهو مشهورٌ عند الخاصة والعامة قبل ذلك العصر بل قبل الإسلام، ورسول الله - صلى الله عليه وسلم - قال: «مَنْ
(١) مجموع الفتاوى (٣٣/ ٣٦) (٣٥/ ٢٤٣ - ٢٤٤، ٢٩٠)، الفتاوى الكبرى (٣/ ٢٩٨) (٤/ ١١١، ١٤٠)، القواعد الكلية (ص ٤٤٦)، قاعدة العقود (١/ ١١٨)، إعلام الموقعين (٤/ ٤٦٤ وما بعدها)، القواعد والضوابط الفقهية عند شيخ الإسلام ابن تيمية في الأيمان والنذور (٢/ ٦٨٥). (٢) في الأصل: (لله)، والصواب ما أثبت، كما تقدم في (ص ١٨).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies