Troisième catégorie :
Le divorce suspendu (aṭ-ṭalâq al-muʿallaq) : il s’agit d’une formule dont la mise à effet est subordonnée à la réalisation d’un fait futur, introduite par une particule conditionnelle.
Cette catégorie se subdivise en deux types :
Premier type : le mari entend que la conséquence prenne effet lorsque la condition se réalise ; il souhaite donc l’effectivité du divorce. Ce type recouvre plusieurs situations, chacune ayant sa règle propre.
Deuxième type : le mari veut, par cette formule, soit encourager, soit dissuader, tout en détestant que la conséquence — ici le divorce — se produise. C’est précisément ce cas qui fait l’objet de l’objection d’as-Subkî et de la réponse d’Ibn Taymiyya, et la discussion pourra éventuellement s’étendre à la quatrième catégorie.
Quatrième catégorie :
Le divorce juré (aṭ-ṭalâq al-maḥlûf bih) : c’est une formule exprimée sous forme de serment, sans suspension verbale, telle que lorsque l’homme dit à son épouse : « Le divorce m’est obligatoire si j’accomplis telle chose. » Certains savants incluent ce serment dans la catégorie précédente, le considérant comme une suspension implicite.
[Le rang scientifique du répondant et de l’objecteur]
Ibn Taymiyya et as-Subkî ont tous deux atteint un rang éminent dans la science, au point qu’aṣ-Ṣafadî a déclaré dans Aʿyān al-ʿAṣr (1) : « En résumé, le shaykh Taqî ad-Dîn fut l’un des trois hommes que j’ai côtoyés, et il n’y eut pas leurs pareils en leur temps, ni même durant le siècle qui les précéda ; il s’agit du shaykh Taqî ad-Dîn Ibn Taymiyya, du shaykh Taqî ad-Dîn Ibn Daqîq al-ʿĪd, et de notre maître, l’érudit Taqî ad-Dîn as-Subkî. » De même, al-Mizzî — qu’Allah lui fasse miséricorde — n’a pas écrit de sa propre main