Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

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Il a dit :

« Et certains le rangent parmi les cas visés par le verset ; celui-là aussi doit avancer une preuve, car les questions de recherche ne relèvent pas du simple suivisme. »(1)

La réponse se présente sous plusieurs aspects :

Premier aspect : Nous nous adressons d’abord à celui qui nous concède que cet îlâ’ entre dans le champ du verset, de même que nous nous adressons d’abord à celui qui admet que le vœu de l’ajustement et de la colère est compris dans le verset. Ceux-là ne contestent pas que la formule conditionnelle employée avec l’intention de jurer est un serment ; il leur incombe donc d’y inclure la suspension du divorce et de l’affranchissement faite dans l’intention de jurer. Ils ne peuvent prétendre que la formule conditionnelle destinée à être un serment n’en est pas un, après avoir reconnu qu’il s’agit bien d’un serment et d’un îlâ’ englobés par les termes « îlâ’ » et « serment » dans le Coran.

Deuxième aspect : il a été démontré qu’il s’agit d’un serment grâce aux nombreuses preuves déjà avancées.(2)

Troisième aspect : Supposons qu’il ne relève pas nominalement des termes « serment » ou « îlâ’ » ; vous admettez néanmoins que son statut juridique est celui du serment et de l’îlâ’ par analogie, en raison du sens de serment et d’îlâ’ qu’il comporte. Il en va de même pour la suspension du divorce et de l’affranchissement envisagée comme un serment : son statut se confirme par analogie. Nous disons : de même que vous l’avez assimilée au serment dans l’îlâ’, que vous avez assimilé le vœu de l’ajustement et de la colère au serment pour l’expiation, et que vous l’avez assimilée au serment pour ce qui est de l’exception, assimilez-la donc au serment pour l’expiation, par une analogie fondée sur le sens premier. Voilà trois analogies, chacune approuvée par la majorité des savants, car le consensus majoritaire l’a considérée comme un îlâ’ ou

(1) «al-Taḥqīq», p. 49a. (2) Dans l’original : «إن». Il est possible que la lecture correcte soit celle que j’ai établie.
فصلٌ قال: (ومنهم مَنْ يجعله مندرجًا في الآية، وهو مطالب بالدليل ــ أيضًا ــ فالمباحث لا تقليد فيها) (١) . فالجواب عنه من وجوه: أحدها: أَنَّا نتكلم أولًا مع من يسلم لنا أَنَّ هذا إيلاء داخل في الآية، كما نتكلم ــ أولًا ــ مع من يسلم لنا أَنَّ نذر اللجاج والغضب داخل في الآية؛ فهؤلاء لا ينازعونا أَنَّ التعليق الذي يقصد به اليمين يمين، فيلزمهم دخول تعليق الطلاق والعتاق الذي يقصد به اليمين في الآية، ولا يمكنهم أَنْ يقولوا: إِنَّ التعليق الذي يُقصد به اليمين ليس بيمين، بعد تسليمهم أنه يمين وإيلاء يتناوله لفظ الإيلاء واليمين في القرآن. الثاني: أنه (٢) تبين أن هذا يمين بما قدمناه من الأدلة الكثيرة. الثالث: أَنْ نقول: هَبْ أنه لا يتناوله لفظ اليمين والإيلاء؛ [٢٧٨/ ب] فأنتم تُسَلِّمُون أَنَّ حكمه حكم اليمين والإيلاء بالقياس لما فيه من معنى اليمين والإيلاء؛ فكذلك ثبت حكم تعليق الطلاق والعتاق الذي يقصد به اليمين بالقياس، ونقول: كما قستموه على اليمين في الإيلاء، وقستم نذر اللجاج والغضب على اليمين في الكفارة، وقستموه على اليمين في الاستثناء= فقيسوه على اليمين في الكفارة قياسًا في معنى الأصل؛ وهذه ثلاث أقيسة، كل قياس يقول به أكثر العلماء، فالجمهور جعلوه إيلاءً أو
(١) «التحقيق» (٤٩/ أ). (٢) في الأصل: (إن)، ولعل الصواب ما أثبتُّ.

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