« Dans ta ʿumrah, accomplis ce que tu accomplis dans ton ḥajj » (1). Il a ainsi placé l’œuvre de la ʿumrah sur le même plan que celle du ḥajj, tout en déclarant : « La ʿumrah est le petit ḥajj » (2).
Les savants ont divergé pour savoir si la ʿumrah est comprise ou non dans la Parole d’Allâh :
« Et à Allâh il incombe aux hommes le pèlerinage de la Maison » (Âl ʿImrân, 97),
deux avis ayant été rapportés à ce sujet. L’opinion la plus manifeste est qu’elle n’entre pas dans le ḥajj mentionné de façon absolue ; en effet, lorsqu’elle est voulue conjointement avec lui, elle est désignée par son nom spécifique, comme dans Sa Parole :
« Acquittez jusqu’au bout le ḥajj et la ʿumrah pour Allâh » (al-Baqarah, 196),
et dans Sa Parole :
« Quiconque accomplit le ḥajj de la Maison ou la ʿumrah ne commet aucun péché en tournant autour d’elles » (al-Baqarah, 158).
Partant de là, le vœu par rapport au serment est comparable à la ʿumrah par rapport au ḥajj : il possède une dénomination propre, à savoir un serment restreint, et son expiation est celle du serment. De ce fait, le ḥadith ne constitue pas pour lui un argument, car le vœu motivé par l’obstination et la colère relève, selon la majorité des Anciens et des Modernes, de la catégorie des serments absolus et non de celle des vœux ; c’est pourquoi ils n’en ont pas rendu l’accomplissement obligatoire. S’il s’était agi d’un véritable vœu, son exécution aurait été obligatoire.
Quant à son affirmation : « La majorité a appliqué cela au vœu d’obstination et de colère »,