Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Quant à ceux qui admettent qu’il est loisible d’opter entre l’acte lui-même et ce à quoi nous avons fait allusion, tout en établissant quelque distinction, ils considèrent l’acte dont l’intéressé s’est abstenu comme assimilé au parjure et estiment qu’il impose soit l’expiation, soit l’exécution de l’engagement. Or, ce que nous avons indiqué implique que cet acte rend obligatoire l’acquittement de l’engagement tel qu’il a été contracté, et que le Législateur a tracé pour lui une voie de désengagement par l’expiation, de même qu’Il lui a ouvert une voie pour transgresser le serment moyennant l’expiation. Comment cela serait-il concevable, alors que nous avons assimilé l’accomplissement de l’acte par l’engagé à la fidélité au serment – comme s’il n’avait pas commis de parjure – tandis que son abandon équivaut au parjure ?

On lui dira :
Il ne fait aucun doute qu’il existe une différence entre ce qu’ont rapporté les maîtres et ce que tu as exposé ; d’ailleurs, ce que tu as exposé n’est pas une simple allusion (1), mais un propos explicite et intelligible. Ce que tu as dit comporte une part de vérité, et ce qu’ont dit les maîtres comporte une part de vérité ; quant à ce que tu as avancé, si tu en avais tiré toutes les conséquences, il eût été plus proche de la vérité.

En effet, nous avons montré que la parole : « Si je fais telle chose, il incombe à Allah, à mon encontre, de libérer [un esclave] » équivaut à la parole : « Par Allah, je le libérerai assurément » ; et que ce serment en renferme deux : il comporte d’une part l’abstention dudit acte, comme tout autre jureur s’en abstient, et d’autre part l’obligation qui lui incombe, s’il se parjure en accomplissant cet acte, d’un autre serment, à savoir son serment de libérer son esclave [268/b].

Ainsi, lorsque quelqu’un jure d’accomplir nécessairement un acte à l’apparition d’un autre acte qu’il exècre – tel qu’il dirait : « Par Allah, si tu me désobéis, je te répudierai », ou : « Si tu sors de ma maison, ou si tu te disputes avec ma mère, par Allah, je te répudierai », ou : « Il incombe à Allah, à mon encontre, de te répudier », ou : « Je fais vœu de te répudier » ; ou encore : « Si tu fais telle chose, par Allah, je te frapperai », ou : « Par Allah, je me séparerai de toi », et tout ce qui s’apparente aux serments qu’il contracte en fonction d’un acte qu’il réprouve – son intention, par ces serments, est d’empêcher autrui (2) de commettre cet acte premier ; puis il se peut qu’il veuille effectivement accomplir ce qu’il a juré, si l’acte réprouvé vient à se produire.

(1) Dans le texte original : «أمرًا». Il est possible que la forme correcte soit celle que j’ai retenue. (2) Dans le texte original : «نفسه». Tous les exemples qu’il cite se rapportent aux autres ; il est donc probable que la lecture correcte soit celle que j’ai établie.
القائلين بالتخيير بينه وبين ما رمزنا إليه بعض المباينة، فإنهم يجعلون الفعل الذي امتنع عليه بمنزله الحنث، وأنه يوجب إما الكفارة وإما الوفاء، وما رمزنا إليه يقتضي أَنَّ الفعل موجب للزوم الوفاء كما التزمه، وجعل له الشارع طريقًا إلى الخروج عن ذلك الالتزام بالتكفير، كما جعل له طريقًا إلى مخالفة اليمين بالتكفير؛ كيف وقد أشرنا إلى فعل الملتزم بمنزلة الوفاء باليمين وكأنه لم يحنث، وَتَرْكُهُ بمنزلة الحنث). فيقال له: لا ريب في الفَرْقِ بين ما ذكره الأصحاب وبين ما ذكرتَهُ، وليس ما ذكرتَهُ رمزًا (١) بل كلامًا بَيِّنًا معقولًا، وما ذكرتَهُ فيه بعض الحق وما ذكره الأصحاب فيه بعض الحق، وما ذكرتَهُ أَنْتَ لو وَفَّيْتَ بموجبه لكان أقرب إلى الحق؛ وذلك أَنَّا قد ذكرنا أَنَّ قوله: إِنْ فعلتُ كذا فلله عليَّ أَنْ أُعتق بمنزلة قوله: فوالله لأعتقنَّ، وَأَنَّ هذا يمين تضمنت يمينين، تضمنت امتناعَهُ من الفعل كما يمتنع غيره من الحالفين، وتضمن أنه إذا حنث بفعله [٢٦٨/ب] ذلك الفعل فقد لزمته يمين أخرى، وهو حلفه ليعتقنَّ عبده. والإنسان إذا حلف ليفعلنَّ فعلًا عند وجود فعل آخر يكرهه كقوله: والله لئن عصيتِنِي لأطلقنَّكِ، أو إِنْ خرجتِ من داري أو خاصمت أمي فوالله لأطلقنك، أو فلله عليَّ أَنْ أطلقك، أو فنذرٌ عليَّ أَنْ أطلقك، أو قوله: إِنْ فعلتِ كذا فوالله لأضربنَّكِ، أو فوالله لأفارقنَّك ونحو ذلك مما يعقده من الأيمان على تقدير الفعل الذي يكرهه= قصده بهذه الأيمان مَنْعَ غيره (٢) من ذلك الفعل الأول، ثم قد يكون مريدًا لأن يفعل ما حلف عليه إذا وجد الفعل
(١) في الأصل: (أمرًا)، ولعل الصواب ما أثبتُّ. (٢) في الأصل: (نفسه)، وجميع الأمثلة التي ذكرها هي في الغير؛ فلعلها ما أثبتُّ.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies