L’imam Ibn Kathîr – qu’Allah lui fasse miséricorde – déclare dans son Tafsîr (1/483) : « Lorsque les époux en viennent à la discorde, que l’épouse n’acquitte plus les droits de son mari, qu’elle le déteste et se trouve incapable de vivre avec lui, il lui est permis de se racheter en lui restituant ce qu’il lui avait donné. Il n’y a alors ni faute pour elle à le lui remettre, ni pour lui à l’accepter. » Fin de citation. Tel est le khulʿ, la dissolution du mariage à l’initiative de l’épouse.
[Si elle demande la séparation sans motif légitime]
Q : Si une femme réclame la séparation sans raison valable, quelle menace encourt-elle ?
R : Selon Thawbân – qu’Allah l’agrée –, le Prophète ﷺ a dit : « Toute femme qui demande à son mari le divorce sans qu’il y ait de motif réel se verra interdire même le parfum du Paradis. » 1
En effet, parmi les choses licites, le divorce est celle qu’Allah déteste le plus ; on n’y recourt qu’en cas de nécessité. Sans nécessité, il demeure réprouvé en raison des nombreux dommages évidents qu’il entraîne. Le besoin qui autorise la femme à solliciter le divorce est que le mari se refuse à remplir ses devoirs envers elle, au point que la vie commune lui porte préjudice. Allah – exalté soit-Il – dit : « Maintenez-les convenablement ou séparez-vous d’elles avec bienveillance » (La Vache, 2 : 229) 2 ; et Il dit aussi : « Pour ceux qui font vœu de s’abstenir de leurs épouses, un délai de quatre mois est imparti ; s’ils reviennent, Allah est Pardonneur et Miséricordieux. Mais s’ils se décident au divorce, Allah est Audient, Omniscient » (La Vache, 2 : 226-227) 3.