et il fit valoir, pour imposer à l’épouse le service domestique, que tel était l’usage bien établi parmi ceux qu’Allah – exalté soit-Il – a interpellés par Sa parole. Quant à la conception selon laquelle la femme devrait être ménagée, tandis que le mari la servirait en balayant, moulant les grains, pétrissant la pâte, lavant le linge, préparant la literie et s’occupant des travaux de la maison, cela relève, a-t-il dit, de ce qui est réprouvé. Allah, le Très-Haut, déclare : « Elles ont des droits équivalents à leurs obligations, selon la bienséance » (La Vache, 2 : 228) (1) ; et Il dit encore : « Les hommes ont autorité sur les femmes » (Les Femmes, 4 : 34) (2). Si donc la femme ne le sert pas, et que ce soit lui qui la serve, c’est elle qui devient la responsable (qawwâma) de la maison. Il poursuit : « Allah n’a rendu obligatoire pour le mari la pension, l’habillement et le logement de son épouse qu’en contrepartie de la jouissance qu’il trouve auprès d’elle, de son service et de ce qui, d’ordinaire, régit la vie conjugale. »
De plus, les contrats exprimés de façon absolue sont interprétés à la lumière de la coutume ; or la coutume veut que la femme rende service et prenne en charge les affaires intérieures du foyer. Il ajoute : « On ne peut établir de distinction entre femme de haute lignée et femme de condition modeste, ni entre pauvre et riche. La plus noble des femmes de ce monde – c’est-à-dire Fâtima, qu’Allah l’agrée – servait son mari. Elle se rendit auprès du Prophète ﷺ pour se plaindre de la lourdeur de cette tâche, et il ne l’en dispensa pas. » Fin de citation.
[Lorsqu’une femme constate que son mari ne la désire plus alors qu’elle souhaite rester avec lui, comment] gérer la situation ?
Q : Si une femme voit que son mari n’éprouve plus de désir pour elle tandis qu’elle souhaite demeurer auprès de lui, comment doit-elle réagir ?
R : Allah, le Très-Haut, dit : « Si une femme craint de son mari rébellion ou indifférence, il n’y a aucun mal pour eux deux à parvenir à un arrangement à l’amiable ; et la conciliation est préférable. » (Les Femmes, 4 : 128)