et, dans le même sens, le Prophète ﷺ a également déclaré dans les quatre Sunan : « Il n’y a pas de mariage sans tuteur. » Ces deux hadiths – et tous ceux qui vont dans leur sens – indiquent clairement que le contrat de mariage n’est valide qu’en présence d’un tuteur, car, en droit, la négation porte ici sur la validité même de l’acte. At-Tirmidhî précise : « C’est l’avis sur lequel se fondent les gens de science : ʿUmar, ʿAlî, Ibn ʿAbbâs, Abû Hurayra et d’autres encore. Il est également rapporté des juristes de la génération des tâbiʿîn qu’ils disaient : “Il n’y a pas de mariage sans tuteur”. C’est aussi l’opinion d’ach-Shâfiʿî, Aḥmad et Isḥâq. » Voir al-Mughnî (6/449).
[Règle relative au fait que des femmes frappent le duff pour annoncer le mariage]
Il est recommandé que les femmes battent le duff – un tambourin sans grelots – afin que le mariage soit connu et largement annoncé. Cela doit se dérouler exclusivement entre femmes, sans accompagnement musical, sans instruments de divertissement ni voix de chanteuses. Il n’y a aucun mal non plus à ce qu’elles déclament, à cette occasion, quelques vers de poésie, pourvu que les hommes ne les entendent pas. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La différence entre ce qui est licite et ce qui est illicite lors d’un mariage, c’est le duff et la voix. » (1)
Al-Shawkânî écrit dans Nayl al-Aṭâr (6/200) : « Ce hadith prouve qu’il est permis, à l’occasion d’un mariage, de frapper des tambourins et d’élever la voix avec quelques paroles telles que : “Nous sommes venus, nous sommes venus”, et ce qui y ressemble, à l’exclusion des chants qui excitent les passions, décrivent la beauté, l’immoralité ou poussent à la consommation