entraîne bien souvent leur séparation, ou les maintient sous le même toit dans la lassitude et la contrariété.
Notre maître, le shaykh Muḥammad al-Amīn al-Shinqīṭī, écrit dans son exégèse « Aḍwâʾ al-Bayân » (3/422) :
« Sache – qu’Allah te guide, ainsi que moi, vers ce qu’Il aime et agrée – que cette idée impie, erronée et avilissante, contraire au bon sens, à la raison, à la Révélation céleste et à la législation du Créateur, qui consiste à mettre la femme sur le même pied que l’homme dans toutes les prescriptions et dans tous les domaines, recèle une corruption et une atteinte à l’ordre de la société humaine qu’ignorent seulement ceux dont Allah a aveuglé la clairvoyance. En effet, Allah – glorifié soit-Il – a doté la femme de caractéristiques propres qui la rendent apte, d’une manière qu’aucun autre qu’elle ne saurait égaler, à participer à l’édification de la société humaine : la grossesse, l’accouchement, l’allaitement, l’éducation des enfants, le service domestique et la gestion des affaires du foyer – cuisson, pétrissage, balayage et autres. Les services qu’elle rend ainsi à la communauté, à l’abri de sa maison, dans la pudeur, la protection, la sauvegarde de l’honneur, de la vertu et des valeurs humaines, ne sont nullement inférieurs au fait, pour l’homme, de subvenir aux besoins du foyer par son travail rémunéré. Or ces va-nu-pieds ignorants parmi les mécréants, et leurs imitateurs, prétendent que la femme possède, pour le travail hors de chez elle, les mêmes droits que l’homme, alors que, durant sa grossesse, son allaitement et ses suites de couches, elle est – comme chacun le constate – incapable d’accomplir la moindre tâche nécessitant un effort. Si donc elle sort en même temps que son mari…»