Si je me suis attardé sur cette question, c’est parce qu’il s’est trouvé récemment des personnes pour émettre des avis autorisant, sans restriction, le saʿy avant le ṭawâf ; qu’Allah nous vienne en aide.
[Avertissement]
Si une femme a effectué le ṭawâf et qu’immédiatement après l’avoir achevé elle commence à voir ses menstrues, elle accomplit néanmoins le saʿy, car la pureté rituelle n’est pas exigée pour celui-ci. Il est dit dans al-Mughnî (5/246) : « La plupart des savants considèrent que la pureté n’est pas une condition pour le saʿy entre Safâ et Marwa. Parmi eux : ʿAṭâʾ, Mâlik, al-Shâfiʿî, Abû Thawr et les juristes hanafites. … Puis il dit : Abû Dâwûd rapporte : J’ai entendu Aḥmad dire : “Si la femme a tourné autour de la Maison, puis voit son sang menstruel, qu’elle fasse alors le parcours de Safâ et Marwa, puis qu’elle reparte.” Il est rapporté de ʿÂʾisha et d’Umm Salama qu’elles ont déclaré : “Si la femme a effectué le ṭawâf autour de la Maison, a prié deux rakʿa, puis voit ses menstrues, qu’elle fasse quand même Safâ et Marwa.” Rapporté par al-Athram. » Fin de citation.
[Il est permis aux femmes de quitter Muzdalifa avec les faibles après la disparition de la lune]
12 – Il est permis aux femmes de partir de Muzdalifa en compagnie des personnes faibles après la disparition de la lune et de lapider la Jamra de l’ʿAqaba dès leur arrivée à Minâ, par crainte de la foule.
Al-Muwaffaq écrit dans al-Mughnî (5/286) : « Il n’y a aucun inconvénient à faire partir les faibles et les femmes avant les autres. ʿAbd al-Raḥmân ibn ʿAwf et ʿÂʾisha faisaient partir les faibles de leur famille en avance, et tel est l’avis de ʿAṭâʾ, al-Thawrî, al-Shâfiʿî, Abû Thawr et des juristes hanafites. Nous ne connaissons personne qui s’y oppose, car cela est plus doux pour eux et leur évite la pénibilité. »