car cela est plus pudique pour elle et la foule y est moindre, si bien qu’elle peut s’approcher de la Maison et saluer la Pierre Noire. Fin de citation.
[Le ṭawâf et le saʿy des femmes se font entièrement en marchant]
10 – Il est dit dans al-Mughnî (3/394) : « Le ṭawâf des femmes et leur saʿy se font entièrement en marchant. Ibn al-Mundhir rapporte : “Les savants sont unanimes pour affirmer qu’il n’y a pas de raml (trot rapide) pour les femmes, ni autour de la Kaʿba ni entre Ṣafâ et Marwa, et qu’elles ne sont pas tenues à l’iḍṭibāʿ (découvrir l’épaule). En effet, l’origine de ces deux gestes est de manifester la vigueur corporelle, ce qui n’est pas recherché pour les femmes. Chez elles, on vise la pudeur, tandis que le raml et l’iḍṭibāʿ impliquent une exposition du corps.” » Fin de citation.
[Ce qu’une femme en période de menstrues peut accomplir des rites du ḥajj et ce qu’elle diffère jusqu’à sa purification]
11 – Ce qu’une femme menstruée peut accomplir des rites du ḥajj et ce qu’elle doit différer jusqu’à sa purification : la femme en période de menstrues accomplit tous les rites du pèlerinage – l’iḥrām, la station à ʿArafât, la nuitée à Muzdalifa, le jet des cailloux – mais elle ne fait pas le ṭawâf autour de la Maison avant d’être purifiée. Le Prophète ﷺ dit en effet à ʿÂʾisha lorsqu’elle eut ses règles : « Fais ce que fait le pèlerin, sauf que tu ne circumambules pas la Maison avant d’être devenue pure » (1). Dans une autre version rapportée par Muslim : « Accomplis ce qu’accomplit le pèlerin, sauf que tu ne circumambules pas la Maison avant de t’être lavée. »
Al-Shawkânî a dit dans Nayl al-Awtâr (5/49) : « Le hadith est explicite quant à l’interdiction faite à la femme menstruée d’effectuer le ṭawâf tant que son flux n’a pas cessé et qu’elle ne s’est pas lavée, et l’interdiction … »