ou noire, et il lui est loisible de la remplacer par une autre couleur si elle le souhaite.
[Il est recommandé qu’elle prononce la talbiya après l’ihram à voix suffisamment basse pour ne s’entendre qu’elle-même]
8 – Il est recommandé qu’elle prononce la talbiya, après être entrée en état d’ihram, à un volume tel qu’elle seule s’entende. Ibn ʿAbd al-Barr a dit : « Les savants sont unanimes à reconnaître que la sunna, pour la femme, est de ne pas élever la voix ; il lui suffit de s’entendre elle-même. On lui a déconseillé d’élever la voix par crainte de la tentation que cela pourrait susciter ; c’est pourquoi il ne lui est pas légiféré de faire l’appel à la prière (adhân) ni l’iqâma, et, lorsqu’elle doit avertir pendant la prière, la sunna pour elle est de frapper dans ses mains plutôt que de faire le tasbîḥ. » Fin de citation d’al-Mughnî (2 / 330-331).
[Elle doit, durant le ṭawâf, se couvrir entièrement]
9 – Pendant le ṭawâf, il lui incombe de se couvrir complètement, de parler à voix basse, de baisser le regard et de ne pas se mêler à la foule masculine, surtout près de la Pierre Noire ou de l’angle yéménite. Faire son ṭawâf à l’extrémité de l’aire de circumambulation sans se bousculer est préférable pour elle que de tourner au plus près de la Kaʿba en se heurtant aux hommes, car la cohue est interdite en raison de la tentation qu’elle entraîne. Se rapprocher de la Kaʿba et embrasser la Pierre Noire constituent deux sunna lorsqu’ils sont aisément réalisables ; on ne commet pas un acte illicite pour accomplir une sunna. Dans cette situation, ce n’est même plus une sunna pour elle ; sa sunna consiste plutôt à faire un signe de la main lorsqu’elle se trouve à son niveau.
L’imam an-Nawawî a dit dans al-Majmûʿ (8 / 37) : « Nos condisciples ont déclaré qu’il n’est pas recommandé aux femmes d’embrasser la Pierre Noire ni de la toucher, sauf lorsque la zone de circumambulation est vide, de nuit ou à un autre moment, car cela leur porte préjudice ainsi qu’à autrui. » Fin de citation.
Et il est dit dans al-Mughnî (3 / 331) : « Il est recommandé à la femme d’effectuer son ṭawâf de nuit ;»