[Ce que la femme accomplit lors de l’ihram]
5 – Lorsqu’elle se met en état d’ihram, la femme procède comme l’homme : elle prend un bain rituel et se fait propre, enlevant, si besoin est, ce qu’il convient d’ôter de ses cheveux ou de ses ongles et éliminant toute mauvaise odeur afin de ne pas avoir à le faire durant l’ihram, moment où cela lui serait interdit. Si aucune de ces opérations n’est nécessaire, elles ne sont pas obligatoires et ne relèvent pas, à proprement parler, des particularités de l’ihram. Il n’y a pas non plus de mal à ce qu’elle parfume son corps d’une essence dont l’odeur n’est pas tenace, conformément au hadith d’ʿÂʾicha : « Nous sortions avec le Messager d’Allah ﷺ et, à l’entrée en ihram, nous frictionnions nos fronts de musc ; lorsque l’une d’entre nous transpirait, le parfum coulait sur son visage, et le Prophète ﷺ le voyait sans jamais nous en empêcher. » (1)
Al-Shawkânî écrit dans Nayl al-Awtâr (5/12) : « Le silence du Prophète ﷺ vaut autorisation, car il ne se tait pas devant une chose illicite. » Fin de citation.
[Au moment de formuler l’intention de l’ihram, elle ôte le burqaʿ et le niqâb]
6 – Au moment même où elle formule l’intention de l’ihram, la femme retire le burqaʿ et le niqâb – si elle les porte – avant d’entrer en état d’ihram. Il s’agit d’un voile couvrant le visage, percé de deux fentes pour les yeux, à travers lesquelles elle voit, conformément à la parole du Prophète ﷺ : « La pèlerine ne porte pas de niqâb. » Rapporté par al-Bukhârî. Le burqaʿ couvre encore davantage que le niqâb. Elle enlève également les gants qu’elle aurait pu mettre avant l’ihram – une pièce confectionnée pour recouvrir les mains – et elle dissimule son visage, sans niqâb ni burqaʿ, en laissant retomber son khimâr (voile) ou un tissu lorsqu’elle se trouve en présence d’hommes qui ne sont pas ses maḥram ; de même, elle couvre