ou encore son frère ; et, d’une façon générale, tout homme avec lequel le mariage est définitivement interdit pour une cause légitime, tel un frère de lait, le mari de sa mère ou le fils de son époux.
La preuve en est le hadith rapporté par Ibn ʿAbbâs – qu’Allah l’agrée – qui entendit le Prophète, paix et salut sur lui, déclarer en chaire : « Qu’aucun homme ne reste en tête-à-tête avec une femme sans qu’elle ne soit accompagnée d’un mahram, et qu’aucune femme ne voyage sans mahram. » Un homme se leva alors et dit : « Ô Messager d’Allah, ma femme est partie en pèlerinage alors que je me suis porté volontaire pour telle et telle expédition. » Le Prophète lui répondit : « Va donc accomplir le hajj avec ton épouse. » (1)
Ibn ʿUmar – qu’Allah l’agrée – rapporte également que le Messager d’Allah, paix et salut sur lui, a dit : « Qu’une femme ne parcoure pas une distance de trois jours de voyage sans être accompagnée d’un mahram. » (2)
Les hadiths sur cette question sont nombreux : ils interdisent à la femme de voyager, que ce soit pour le hajj ou pour tout autre motif, sans mahram. En effet, la femme est vulnérable ; les incidents et difficultés inhérents au voyage exigent une force que seuls les hommes sont censés assumer, et elle peut devenir la proie des dévoyés. Il est donc indispensable qu’un mahram la préserve et la protège de leurs atteintes.
Le mahram qui accompagne la femme dans son pèlerinage doit être sain d’esprit, pubère et musulman, car un non-musulman ne saurait garantir sa sécurité. Si elle se trouve dans l’impossibilité absolue de disposer d’un tel accompagnateur, il lui incombe de mandater quelqu’un pour accomplir le hajj à sa place.