Chapitre VIII – Dispositions spécifiques à la femme dans le hajj et la ʿumra
Le hajj, pèlerinage à la Maison sacrée d’Allah, constitue chaque année une obligation communautaire pour l’ensemble de la communauté musulmane. Quant à tout musulman remplissant les conditions requises, il lui incombe de l’accomplir une seule fois dans sa vie ; toute répétition au-delà relève du surérogatoire. Le hajj est l’un des cinq piliers de l’islam et représente, pour la femme musulmane, la part qui lui revient du jihâd. En effet, ʿÂʾisha – qu’Allah l’agrée – rapporte qu’elle demanda : « Ô Messager d’Allah, les femmes ont-elles un jihâd à accomplir ? » Il répondit : « Oui ; leur jihâd, sans combat, est le hajj et la ʿumra » (1). Dans une autre version authentifiée par al-Bukhârî, elle dit : « Ô Messager d’Allah, nous tenons le jihâd pour la meilleure des œuvres ; ne devrions-nous pas y participer ? » Il répondit : « Le meilleur jihâd est un hajj agréé (ḥajj mabrûr). »
Dispositions particulières à la femme durant le hajj
1 – Le mahram. Les conditions générales imposées pour le hajj, communes à l’homme et à la femme, sont les suivantes : être musulman, sain d’esprit, libre, pubère et financièrement capable. S’y ajoute, pour la femme, l’obligation d’être accompagnée d’un mahram lors du voyage ; il s’agit de son époux ou d’un parent qu’il lui est définitivement interdit d’épouser du fait de la filiation, tels son père ou son fils.