le seul enfant, sans atteindre la mère, celle-ci rattrape les jours manqués et nourrit un pauvre pour chaque jour ; mais si le préjudice la concerne elle, le rattrapage seul suffit. Cela, parce que la femme enceinte et la nourrice entrent dans la portée générale de la parole du Très-Haut : « Et pour ceux qui ne peuvent le supporter qu’avec grande difficulté, il y a comme compensation la nourriture d’un pauvre. » (Coran 2, 184) (1).
L’imam al-Ḥâfiẓ Ibn Kathîr écrit dans son Tafsîr (1|379) : « Relèvent également de cette catégorie la femme enceinte et la nourrice lorsqu’elles craignent pour elles-mêmes ou pour leurs enfants. » Fin de citation.
Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya dit : « Si la femme enceinte craint pour son fœtus, elle rompt le jeûne, puis elle rattrape un jour pour chaque jour manqué et nourrit pour chaque jour un pauvre à raison d’une livre de pain. » Fin de citation. (25|318)
[Avertissements]
1 – La femme en état d’istihâda (saignement utérin non menstruel) : comme expliqué plus haut, elle est tenue de jeûner et n’est pas autorisée à rompre son jeûne pour cause d’istihâda.
Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya, après avoir mentionné l’autorisation donnée à la menstruée de rompre le jeûne, a précisé : « Il n’en va pas de même pour l’istihâda, car celle-ci peut survenir à tout moment ; il n’existe donc pas de période pendant laquelle on ordonnerait à la femme de s’abstenir de jeûner, et il serait de toute façon impossible de s’en préserver… »