[Interdiction des lamentations funéraires]
6 – Interdiction de la nîyâha (lamentation criée) : il s’agit d’élever la voix en pleurant et en se plaignant, de déchirer son vêtement, de se frapper les joues, de s’arracher les cheveux, de noircir ou d’entailler son visage, d’invoquer le malheur, et, d’une manière générale, de tout acte qui traduit le mécontentement face au décret d’Allah et le manque de patience. Ces pratiques sont illicites et constituent un grand péché, car les deux Ṣaḥîḥ rapportent que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne fait pas partie de nous celui qui se frappe les joues, déchire l’encolure de son vêtement et lance l’appel de la jâhiliyya (période pré-islamique). » Ils rapportent également qu’il ﷺ a déclaré : « Je me désavoue de la ṣâliqa, de la ḥâliqa et de la shâqqa. » La ṣâliqa est celle qui élève la voix lors du malheur, la ḥâliqa celle qui se rase la tête à cette occasion, et la shâqqa celle qui déchire ses habits lors du malheur. Dans le Ṣaḥîḥ de Muslim, il ﷺ « a maudit la nâ’iha (la femme qui se lamente bruyamment) et celle qui l’écoute », c’est-à-dire celle qui se rend intentionnellement auprès d’elle pour entendre ces lamentations et y trouve du plaisir.
Ainsi, ô sœur musulmane, il t’incombe d’éviter cette action interdite lorsqu’une épreuve survient ; endure donc et cherche la rétribution divine, afin que le malheur devienne pour toi une expiation de tes fautes et une augmentation de tes bonnes actions.
Allah – Exalté soit-Il – dit : « Nous vous éprouverons très certainement par un peu de crainte, de faim, de diminution de biens, de vies et de fruits. – Annonce la bonne nouvelle aux endurants, ceux qui, lorsqu’un malheur les atteint, disent : “Nous appartenons certes à Allah et c’est à Lui que nous revenons.” – Ceux-là reçoivent des bénédictions et une miséricorde de la part de leur Seigneur, et ce sont eux les bien-guidés. » (sourate al-Baqarah, 2 : 155-157)