est préférable pour elles que d’assister à la prière du vendredi ou aux autres prières en congrégation, à l’exception de l’Aïd : le Prophète leur a ordonné d’en sortir — peut-être, et Allah est plus savant, pour plusieurs raisons.
-
Cette célébration ne revient que deux fois dans l’année ; on l’a donc admise, à la différence du vendredi et des prières quotidiennes en groupe.
-
Elle ne possède aucun substitut ; pour le vendredi et les autres prières collectives, le ẓuhr qu’une femme accomplit chez elle tient lieu pour elle de prière du vendredi.
-
Il s’agit d’une sortie vers la plaine pour l’évocation d’Allah, ce qui, sous certains aspects, s’apparente au ḥajj ; c’est d’ailleurs la raison pour laquelle la « grande fête » coïncide avec la saison du pèlerinage, en harmonie avec les pèlerins. Fin de citation.
Les châfiʿites ont toutefois conditionné la sortie des femmes pour la prière de l’Aïd au fait qu’elles ne soient pas « dhawât al-hay’ât » (celles qui se distinguent par une élégance et un attrait particuliers).
L’imam al-Nawawî déclare dans al-Majmûʿ (5|13) : « Ash-Shâfiʿî et nos condisciples — qu’Allah leur fasse miséricorde — ont dit : il est recommandé aux femmes qui ne sont pas dhawât al-hay’ât d’assister à la prière de l’Aïd, tandis qu’il est réprouvé pour les dhawât al-hay’ât de s’y rendre. » Puis il ajoute : « Lorsqu’elles sortent, il est préférable qu’elles portent des vêtements simples, sans rien qui les fasse remarquer ; on leur conseille également de se laver à l’eau, et il leur est déconseillé de se parfumer. Cela concerne les femmes âgées, celles qui ne suscitent plus le désir et leurs semblables. Quant à la jeune femme, à celle qui est belle ou qui suscite le désir, il est réprouvé qu’elle se présente, en raison de la tentation qui pourrait la viser ou émaner d’elle. Si l’on objecte que cela contredit le ḥadith d’Umm ʿAṭiyya mentionné plus haut, nous répondons : il est authentiquement rapporté dans les deux Ṣaḥîḥ qu’ʿÂʾisha — qu’Allah l’agrée — a dit : « Si le Messager d’Allah ﷺ avait vu ce que les femmes ont introduit, il les aurait interdites, comme elles l’ont été… »