en frappant des mains pendant la prière lorsqu’un incident survient — entre autres l’oubli de l’imam —, car la voix de la femme constitue une tentation pour les hommes ; elle a donc reçu l’ordre de taper dans ses mains et de ne pas parler.
Lorsque l’imam prononce la salutation finale, les femmes se hâtent de quitter la mosquée tandis que les hommes demeurent assis, afin de ne pas croiser celles qui s’en vont. Umm Salama rapporte : « Quand les femmes avaient terminé la prière obligatoire, elles se levaient, et le Messager d’Allah ﷺ restait assis — ainsi que les hommes qui avaient prié — aussi longtemps qu’Allah l’avait voulu ; puis, lorsque le Messager d’Allah ﷺ se levait, les hommes se levaient à leur tour. »
Al-Zuhrî dit : « Nous pensons — et Allah sait mieux — que l’on agissait ainsi pour laisser sortir les femmes qui se retiraient. » Rapporté par al-Bukhârî ; voir al-Sharḥ al-kabīr ʿalā al-Muqniʿ (1|422).
L’imam al-Shawkânî écrit dans Nayl al-Awtâr (2|326) : « Le ḥadith indique qu’il est recommandé à l’imam de tenir compte de l’état de ses fidèles, de prendre les précautions nécessaires pour éviter ce qui pourrait mener à l’interdit, d’esquiver les situations équivoques et de réprouver la mixité des hommes et des femmes dans les rues, a fortiori dans les maisons. » Fin de citation.
L’imam al-Nawawî ﵀ déclare dans al-Majmūʿ (3|455) : « Les femmes diffèrent des hommes dans la prière en congrégation sur plusieurs points : 1) son insistance n’est pas pour elles aussi appuyée que pour les hommes ; 2) lorsque l’une d’elles dirige la prière, elle se tient au milieu de leur rang. »