Toutefois, il est recommandé à la femme de rapprocher ses membres les uns des autres, voire de coller son ventre à ses cuisses lorsqu’elle se prosterne, afin d’être aussi couverte que possible ; cette attitude est également préférable pour elle lors de l’inclinaison et, plus largement, durant toute la prière. Fin de citation.
[La prière collective des femmes dirigée par l’une d’entre elles fait l’objet d’une divergence]
4 – La prière en groupe des femmes derrière l’une d’entre elles suscite un désaccord parmi les savants : certains l’interdisent, d’autres l’autorisent, et la majorité estime qu’il n’y a là aucun empêchement, car le Prophète ﷺ ordonna à Umm Waraqa de diriger la prière des gens de sa maison ⦗1⦘. Certains jugent néanmoins que cela n’est pas recommandé, d’autres le déclarent répréhensible, et d’autres encore n’en admettent la validité que pour les prières surérogatoires, non pour les obligatoires. L’opinion la plus solide semble être qu’il est souhaitable. Pour approfondir cette question, voir al-Mughnî (2|202) et al-Majmûʿ d’an-Nawawî (4|84-85).
La femme peut élever la voix dans la récitation pourvu qu’aucun homme qui ne lui est pas maḥram ne l’entende.
[Il est permis aux femmes de sortir de chez elles pour prier avec les hommes dans les mosquées]
5 – Il est permis aux femmes de quitter leur domicile afin de prier avec les hommes dans les mosquées, mais leur prière chez elles leur est meilleure. Muslim rapporte en effet que le Prophète ﷺ a dit : « Ne privez pas les servantes d’Allah de Ses mosquées. » Il a également dit : « Ne retenez pas les femmes lorsqu’elles souhaitent se rendre à la mosquée ; leurs maisons sont toutefois meilleures pour elles. » ⦗2⦘ Il en découle donc que rester chez elles et y accomplir la prière est plus méritoire pour elles que