ainsi que son cou, comme l’enseigne le hadith de ʿAïcha, et le reste de son corps jusqu’au dessus de ses pieds, conformément au hadith d’Oumm Salama. Elle est toutefois autorisée à laisser son visage découvert lorsqu’aucun homme étranger ne l’aperçoit, les savants ayant établi le consensus sur ce point.
Cheikh al-Islâm Ibn Taymiyya écrit dans le Majmûʿ al-Fatâwâ (22|113-114) : « Si la femme prie seule, elle est tenue de porter le khimâr ; hors prière, il lui est permis de laisser sa tête découverte chez elle. Se parer pour la prière est un droit dû à Allah : nul n’est donc autorisé à tourner autour de la Kaʿba nu, fût-ce seul, de nuit, ni à prier nu, même isolé… ». Il conclut : « L’ʿawra dans la prière n’est pas liée à l’ʿawra concernant le regard, ni dans un sens ni dans l’autre. »
Al-Mughnî (2|328) précise : « Tout le reste du corps de la femme libre doit être couvert durant la prière ; si l’une de ses parties se découvre, sa prière n’est valable que s’il ne s’agit que d’une portion infime. Tel est également l’avis de Mâlik, d’al-Awzâʿî et d’ach-Châfiʿî. »
[La femme rassemble ses membres en inclinaison et en prosternation plutôt que de les écarter]
3 – Al-Mughnî (2|258) rapporte en effet que la femme resserre ses membres lors du rukûʿ (inclinaison) et du sujûd (prosternation) au lieu de les écarter, et qu’elle s’assoit soit en tailleur, soit en laissant tomber ses deux jambes sur son côté droit, à la place des positions dites tawarruk et iftirâsh, car cela est plus pudique pour elle.
An-Nawawî mentionne dans al-Majmûʿ (3|455) : « Ach-Châfiʿî a déclaré dans al-Mukhtaṣar qu’il n’existe aucune différence entre les hommes et les femmes quant à la façon d’accomplir la prière. »