Et le Très-Haut a dit : « Lorsque la fillette enterrée vivante sera interrogée : “pour quel crime a-t-elle été tuée ?” » (Coran 81 : 8-9) (1). La maʾûda – cette fillette que l’on enfouissait dans la terre jusqu’à ce que mort s’ensuive – si elle échappait à ce sort et survivait, menait malgré tout une vie d’humiliation : elle n’avait aucune part dans l’héritage de ses proches, même si leur fortune était immense et bien qu’elle connût la pauvreté et le besoin, car l’héritage était réservé aux hommes. Pis encore, à la mort de son époux, elle pouvait elle-même être considérée comme un bien transmissible, au même titre que les biens matériels. Par ailleurs, un grand nombre de femmes vivaient sous l’autorité d’un seul homme ; celui-ci ne se fixait aucune limite quant au nombre d’épouses et se souciait peu des vexations, des contraintes et des injustices qu’elles enduraient.
[La place de la femme en islam]
2 – La place de la femme en islam. Lorsque l’islam est venu, il a levé ces injustices qui frappaient la femme et lui a rendu sa pleine dignité humaine. Le Très-Haut a déclaré : « Ô gens ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle » (Coran 49 : 13) (2). Il souligne ainsi qu’elle est la partenaire de l’homme dans l’origine même de l’humanité, tout comme elle l’est dans la récompense ou la sanction liées aux actes : « Quiconque, homme ou femme, accomplit une œuvre salutaire tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre assurément une vie heureuse et Nous les récompenserons selon le meilleur de ce qu’ils faisaient » (Coran 16 : 97) (3).