l’une d’entre nous rabattait son jilbâb depuis le sommet de sa tête sur son visage ; puis, une fois qu’ils nous avaient dépassées, nous le relevions. » (1)
Les preuves scripturaires – Coran et sunna – qui établissent l’obligation pour la femme de couvrir son visage devant les hommes qui ne sont pas ses maḥrams sont nombreuses. À ce propos, je te renvoie, ô sœur musulmane, à l’épître « Le voile de la femme et sa tenue dans la prière » de Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya, à « Le jugement du dévoilement et du voile » de Son Éminence Shaykh ʿAbd al-ʿAzîz b. ʿAbd Allâh b. Bâz, à « L’épée tranchante brandie contre les fascinés du dévoilement » du Shaykh Ḥamûd b. ʿAbd Allâh at-Tuwaiǧrî, ainsi qu’à « L’épître du voile » du Shaykh Muḥammad b. Ṣâliḥ al-ʿUthaymîn : ces ouvrages suffisent amplement.
Sache, ô sœur musulmane, que les savants qui t’ont autorisé à découvrir le visage — bien que leur avis soit minoritaire — l’ont strictement conditionné à l’absence de toute tentation (fitna). Or cette tentation n’est jamais à l’abri, surtout à notre époque où le sens religieux s’est affaibli chez les hommes comme chez les femmes, où la pudeur s’est raréfiée, où les semeurs de fitna se multiplient, et où les femmes rivalisent d’artifices en appliquant mille parures sur leur visage, autant d’éléments qui attisent la tentation. Prends donc garde, ô sœur musulmane, et tiens-toi au voile qui, par la permission d’Allah, préserve de la fitna. Aucun savant musulman reconnu, ni des premiers temps ni de l’époque contemporaine, n’a jamais autorisé les femmes séduites par le dévoilement à se livrer aux pratiques qu’elles adoptent, et parmi les femmes musulmanes, certaines