les contours de son corps, tels que son postérieur, ses avant-bras, et autres parties semblables. Le véritable vêtement de la femme est donc celui qui la dissimule : il ne laisse paraître ni son corps ni la forme de ses membres, parce qu’il est à la fois épais et ample. Fin de citation.
4 – Elle ne doit pas se faire ressembler aux hommes par son habillement. Le Prophète ﷺ a, en effet, maudit les femmes qui imitent les hommes ainsi que celles qui se virilisent. Or l’imitation consiste, pour la femme, à porter un vêtement qui, dans le type ou dans la coupe, est réservé aux hommes selon l’usage propre à chaque société.
Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya, m. 728 H, écrit dans Majmûʿ al-Fatâwâ (22|148, 149, 155) :
« La distinction entre l’habit des hommes et celui des femmes tient à ce qui convient à chacun d’eux ; elle renvoie à ce qui est prescrit aux hommes et à ce qui est prescrit aux femmes. Les femmes sont enjoints à la discrétion et au voilement, non à l’ostentation et à l’exposition. C’est pourquoi il ne leur a pas été légiféré de hausser la voix pour l’appel à la prière, ni pour la talbiya, ni de gravir Ṣafâ et Marwa, ni de se découvrir lors de l’iḥrâm comme le fait l’homme. L’homme, quant à lui, est commandé de découvrir sa tête et de ne pas porter les vêtements taillés à la mesure de ses membres : il ne porte donc ni chemise, ni pantalon, ni burnous, ni bottines… Jusqu’à ce qu’il dise : “Quant à la femme, rien ne lui a été interdit en matière de tenue, car elle est sommée de se cacher et de se voiler ; il ne lui a donc pas été légiféré le contraire. Toutefois, il lui est défendu de porter le niqâb et des gants, car cela constitue un vêtement…”."