Le meurtre d’une âme inviolable est prohibé par le Coran, la Sunna et l’unanimité des savants (1).
L’imam Ibn al-Jawzī écrit dans Ahkām an-Nisāʾ, p. 108-109 : « Le mariage a pour finalité la recherche de la descendance ; or, l’enfant ne naît pas de toute semence. Lorsqu’il est formé, l’objectif est atteint ; s’efforcer de le faire disparaître va donc à l’encontre de la sagesse divine. Si cela se produit au début de la grossesse, avant l’insufflation de l’esprit, c’est un grand péché, car l’embryon progresse vers la perfection et tend vers l’achèvement ; toutefois, ce péché est moindre que celui commis après l’insufflation de l’esprit. En revanche, provoquer délibérément la perte d’un fœtus animé équivaut au meurtre d’un croyant. Allah, le Très-Haut, dit : « Et lorsque la fillette enterrée vivante sera interrogée : “Pour quel crime a-t-elle été tuée ?” » (At-Takwīr 81 : 8-9) (2). » Fin de citation.
Crains donc Allah, ô musulmane, et ne commets pas ce crime, quels qu’en soient les motifs. Ne te laisse pas abuser par les campagnes trompeuses ou les coutumes infondées qui ne reposent ni sur la raison ni sur la religion.