Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya — qu’Allah lui fasse miséricorde — a dit : « Les signes retenus sont au nombre de six. Premièrement, l’habitude menstruelle, car elle constitue l’indice le plus fort : par défaut, on suppose la présence des menstrues plutôt que leur absence. Deuxièmement, le discernement, puisque du sang noir, épais et malodorant est plus vraisemblablement du sang menstruel qu’un sang rouge clair. Troisièmement, la prise en compte de la durée la plus courante chez les femmes, car le principe est de rattacher le cas particulier à la majorité. Ces trois signes sont appuyés par la Sunna et par la raison. Il mentionna ensuite les trois autres signes évoqués et conclut : “L’avis le plus juste est de s’en tenir aux signes établis par la Sunna et d’écarter tout le reste.” Fin de citation.
[Ce qui incombe à la femme en istihâda lorsqu’elle est jugée en état de pureté]
2 - Ce qui est requis de la femme en istihâda une fois déclarée pure :
A - Elle doit accomplir le grand lavage à l’issue de la période de menstrues légalement retenue, comme il a été expliqué plus haut.
B - À chaque prière, elle lave sa vulve pour en ôter toute souillure, introduit dans l’orifice un tampon de coton ou assimilé qui retient l’écoulement, le fixe avec une bande pour qu’il ne tombe pas, puis elle refait ses ablutions à l’entrée de chaque heure de prière, conformément à cette parole du Prophète ﷺ au sujet de la femme en istihâda : « Elle délaisse la prière pendant les jours de ses règles, puis se lave et fait ses ablutions pour chaque prière » (1). Il ﷺ dit aussi : « Je te recommande le kirsaf : bouche l’orifice avec », le terme kirsaf désignant le coton, et il est possible