qu’elle traite donc comme des menstrues : durant cette période, elle suspend la prière et le jeûne. Tout le sang qui reste est pour elle un saignement d’istihâda ; à la fin de la phase qui présente les marques des menstrues, elle accomplit le grand lavage, puis prie et jeûne, étant désormais considérée en état de pureté. Cela se fonde sur la parole du Prophète ﷺ adressée à Fâṭima bint Abî Hubayš : « Lorsque c’est le sang des menstrues, il est noir et reconnaissable ; alors cesse la prière. Quand c’est l’autre, fais tes ablutions et prie » (1). Ce hadith montre que la femme en état d’istihâda s’appuie sur l’aspect du sang pour distinguer entre menstrues et saignement anormal.
Troisième situation : si la femme ne possède ni cycle défini ni signe distinctif lui permettant d’identifier les menstrues, elle s’en tient à la durée la plus courante : six ou sept jours chaque mois, car telle est l’habitude de la majorité des femmes. C’est ce que le Prophète ﷺ recommanda à Ḥamna bint Jaḥsh : « Ce n’est qu’un coup de Satan ; observe tes menstrues six ou sept jours, puis lave-toi. Une fois purifiée, prie pendant vingt-quatre ou vingt-trois jours, jeûne et prie : cela te suffira. Agis donc comme le font les autres femmes » (2).
En résumé : celle qui avait un cycle régulier se conforme à son ancienne habitude ; celle qui peut distinguer son sang applique ce critère de discernement ; et celle qui n’a ni l’un ni l’autre considère six ou sept jours comme menstrues. Ainsi les trois traditions prophétiques concernant la femme en état d’istihâda se trouvent-elles réunies.