la femme se purifie à la fin de la journée, le créneau de ẓuhr demeure ; elle l’accomplit donc avant ʿaṣr. Et si elle redevient pure à la fin de la nuit, le créneau de maghrib reste valable en situation d’empêchement ; elle l’accomplit alors avant ʿichâ’. Fin de citation.
Quant au cas où l’heure d’une prière est entrée puis qu’elle est frappée par les menstrues ou les lochies avant de l’avoir accomplie, l’avis prépondérant veut qu’elle ne soit pas tenue de rattraper cette prière dont elle n’aura saisi que le début du temps légal avant l’apparition du sang.
Šaykh al-Islâm Ibn Taymiyya ﵀ écrit à ce sujet dans le Majmūʿ al-Fatāwā (23/335) : « La position la mieux étayée par la preuve est celle d’Abû Ḥanîfa et de Mâlik : rien ne lui incombe, car le rattrapage n’est prescrit que par un ordre nouveau, et aucun ordre ne la contraint ici à le faire. En outre, elle n’a différé la prière que dans le délai permis ; elle n’est donc pas négligente. Quant à la personne qui dormait ou a oublié – laquelle, elle non plus, n’est pas fautive –, ce qu’elle accomplit n’est pas un retard, mais bien l’heure de la prière qui s’ouvre pour elle lorsqu’elle se réveille ou se souvient. » Fin de citation.
[Deuxièmement : l’istihâda]
[Dispositions relatives à l’istihâda]
2 – L’istihâda : règles pratiques
L’istihâda désigne un écoulement sanguin en dehors de sa période habituelle, comparable à une hémorragie provenant d’une veine appelée al-ʿâdil. La situation de la femme concernée est complexe, car le sang des menstrues peut aisément se confondre avec celui de l’istihâda.
Ainsi, si le sang s’écoule chez elle de façon continue ou la majeure partie du temps, quelle