n’autorise pas l’accès à la mosquée à la femme ayant ses règles ni à la personne en état d’impureté majeure »⦗1⦘ ; et il a dit encore : « La mosquée n’est pas permise à la femme menstruée ni à la personne en état d’impureté majeure »⦗2⦘.
Il lui est cependant loisible de traverser la mosquée sans s’y attarder, conformément au hadith rapporté par ʿÂ’isha ﵂ : « Le Messager d’Allah ﷺ me dit : “Passe-moi la natte de prière qui se trouve dans la mosquée.” Je répondis : “Je suis en période de règles.” Il répliqua : “Tes menstrues ne sont pas dans ta main.” »⦗3⦘
Il n’y a aucun inconvénient à ce qu’une femme menstruée prononce les évocations légiférées : tahlîl (affirmation de l’unicité), takbîr, tasbîḥ et autres invocations ; qu’elle récite les formules prescrites du matin et du soir, ainsi que celles du coucher et du réveil ; et qu’elle lise des ouvrages de science — exégèse, hadith ou jurisprudence.
[Note utile : statut des sécrétions jaune et brune]
La ṣufra (sécrétion jaune) est une substance proche du pus, surmontée d’une teinte jaunâtre ; la kudra (sécrétion brune) est une substance de la couleur d’une eau trouble et souillée. Si, au moment habituel de ses règles, la femme voit apparaître l’une ou l’autre de ces sécrétions, elle les considère comme faisant partie des menstrues et leur applique tous les jugements déjà exposés. En revanche, si elles surviennent en dehors de son temps habituel, elle ne leur accorde aucune importance et elle se considère