Et la différence — Allah est plus savant — est que la prière se répète ; son rattrapage n’a donc pas été imposé afin d’éviter la gêne et la pénibilité que cela entraînerait, contrairement au jeûne.
[Interdiction pour la femme réglée de toucher le mushaf sans intermédiaire]
C – Il est interdit à la femme ayant ses règles de toucher le mushaf (l’exemplaire écrit du Coran) sans écran ; conformément à la parole du Très-Haut : « Nul ne le touche hormis ceux qui se sont purifiés » (Al-Wâqiʿa : 79)⦗1⦘, et à la lettre que le Messager d’Allah ﷺ adressa à ʿAmr b. Ḥazm : « Que nul ne touche le mushaf si ce n’est une personne en état de pureté »⦗2⦘. Ce texte avoisine la transmission multiple (mutawâtir), tant son acceptation par la communauté est générale. Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya ﵀ a déclaré : « Selon les quatre imams, personne ne peut toucher le mushaf sans être pur. »
Quant à la récitation du Coran par la femme réglée sans toucher le mushaf, elle fait l’objet d’une divergence parmi les savants. Par mesure de précaution, elle ne le récitera qu’en cas de nécessité, par exemple si elle craint de l’oublier. Allah sait mieux.
[Interdiction pour la femme réglée de faire le tawâf autour de la Kaʿba]
D – Il lui est interdit d’accomplir le tawâf (circumambulation) autour de la Maison sacrée ; car le Prophète ﷺ dit à ʿÂ’isha lorsqu’elle eut ses règles : « Fais tout ce que fait le pèlerin, sauf le tawâf autour de la Maison jusqu’à ce que tu sois purifiée »⦗3⦘.
[Interdiction pour la femme réglée de demeurer dans la mosquée]
E – Il est interdit à la femme ayant ses règles de demeurer dans la mosquée ; d’après la parole du Prophète ﷺ : « En vérité, je… »