La maylâ’ est la coiffure des prostituées ; d’autres femmes se coiffent pourtant de la même façon. C’est la coiffure des Européennes et de celles, parmi les musulmanes, qui les imitent (1).
De même qu’il est interdit à la femme musulmane de se raser la tête ou d’en couper les cheveux sans nécessité, il lui est également interdit d’y ajouter des cheveux étrangers ou d’allonger sa chevelure en les y fixant. En effet, les deux Ṣaḥîḥs rapportent que « le Messager d’Allah ﷺ a maudit celle qui ajoute des cheveux (al-wâṣila) et celle qui s’en fait ajouter (al-mustawṣila) ». La wâṣila est celle qui fixe à sa chevelure des cheveux d’autrui, et la mustawṣila est celle sur qui l’on pratique cette opération, car il s’agit d’une supercherie. Relève aussi de cette interdiction le port de la perruque aujourd’hui très répandue. Al-Bukhârî, Muslim et d’autres rapportent que Muʿâwiya ﵁, lors d’un prêche tenu à Médine, exhiba une touffe ou une mèche de cheveux en disant : « Qu’ont donc vos femmes à mettre pareille chose sur leur tête ? J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Toute femme qui place sur sa tête des cheveux provenant d’une autre commet une tromperie.” » La perruque est une chevelure artificielle ressemblant aux cheveux naturels, et son port relève donc de la falsification.
b) Il est interdit à la femme musulmane d’épiler totalement ou partiellement ses sourcils, que ce soit par rasage, par coupe ou en utilisant un produit dépilatoire