Il n’est pas permis à un homme de se retrouver en tête-à-tête avec la domestique qui travaille chez lui, pas plus qu’il n’est licite à la maîtresse de maison de demeurer seule avec un domestique masculin. Le recours aux employés de maison constitue, de nos jours, un problème des plus graves ; beaucoup y ont été éprouvés parce que les femmes sont désormais accaparées par leurs études et leurs activités professionnelles hors du foyer. Les croyants et les croyantes doivent donc redoubler de vigilance, prendre toutes les précautions nécessaires et s’abstenir de se laisser entraîner par de mauvaises habitudes.
[Suite — Il est interdit à la femme de serrer la main d’un homme qui n’est pas son maḥram]
Il est illicite à la femme de serrer la main d’un homme qui n’est pas l’un de ses maḥrams.
Le shaykh ʿAbd al-ʿAzīz b. ʿAbd Allāh b. Bāz, président général des Administrations de la recherche scientifique, de la délivrance des fatwas, de la prédication et de l’orientation — qu’Allah lui fasse miséricorde — déclare dans ses Fatwas publiées par la Fondation de l’Appel islamique (1/185) : « Il n’est absolument pas permis de serrer la main d’une femme étrangère, qu’elle soit jeune ou âgée, et que la personne qui la salue soit un jeune homme ou un vieillard, car l’acte constitue une source de tentation pour l’un comme pour l’autre. Il a été authentiquement rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Je ne serre pas la main des femmes.” ʿÂʾisha — qu’Allah l’agrée — a, pour sa part, affirmé : “La main du Messager d’Allah ﷺ n’a jamais touché celle d’une femme ; il se contentait de leur faire prêter allégeance verbalement.” Il n’existe aucune distinction, d’après les preuves générales et afin de fermer toute voie menant à la tentation, entre le fait de serrer la main à travers un tissu ou directement. » Fin de citation.
Le shaykh Muḥammad al-Amîn al-Shanqīṭī — qu’Allah lui fasse miséricorde — a dit dans son exégèse