la voiture avec un chauffeur étranger, alors même qu’il s’agit d’une khalwa interdite.
Le shaykh Muḥammad b. Ibrāhīm Āl al-Shaykh, grand mufti du royaume d’Arabie saoudite — qu’Allah lui fasse miséricorde — écrit dans le Majmūʿ al-fatāwā (10/52) : « Il n’y a désormais plus l’ombre d’un doute : qu’une femme étrangère prenne place, seule, avec le conducteur d’un véhicule sans qu’un maḥram l’accompagne constitue une transgression manifeste. Cette situation recèle plusieurs maux qu’il ne faut pas minimiser, que la femme soit khafira (1) ou bariza (2). Quant à l’homme qui tolère cela pour les femmes placées sous sa protection, il témoigne d’une foi chancelante, d’une virilité déficiente et d’une jalousie bien maigre envers ses proches. Le Prophète ﷺ a dit : « Qu’aucun homme ne se retrouve seul avec une femme, car le troisième est alors le diable. » Or, le fait pour elle de monter avec lui en voiture est plus grave encore qu’une khalwa dans une maison ou assimilé, car il peut l’emmener où bon lui semble, à l’intérieur comme à l’extérieur de la ville, de son plein gré ou non, et les corruptions qui en résultent dépassent largement celles d’une simple khalwa. » Fin de citation.
Il est indispensable que la personne dont la présence lève la khalwa soit adulte ; la présence d’un enfant ne suffit pas. L’idée, répandue chez certaines femmes, selon laquelle la khalwa disparaîtrait dès lors qu’elles se font accompagner d’un enfant, est une erreur manifeste.
L’imâm al-Nawawî (9/159) a dit : « Quant au cas où un homme étranger se retrouve seul avec une femme étrangère… »