et cette khalwa (isolement) est plus périlleuse que toute autre ; le Prophète ﷺ a dit : « Prenez garde d’entrer auprès des femmes. » Un homme des Anṣâr demanda : « Ô Messager d’Allah, qu’en est-il du beau-frère ? » Il répondit : « Le beau-frère, c’est la mort. » (1)
Il a aussi précisé que le terme al-ḥamw (le beau-frère) renvoie au frère du mari, comme pour marquer son aversion envers toute khalwa avec lui.
Le ḥâfiẓ Ibn Ḥajar écrit dans Fatḥ al-Bârî (9/331) : « Al-Nawawî a déclaré que, d’un commun accord chez les linguistes, le pluriel al-ahmâ’ désigne les proches du mari : son père, son oncle paternel, son frère, le fils de son frère, le fils de son oncle paternel, etc. Il ajoute que, dans le hadith, il s’agit des parents du mari autres que son père et ses fils ; ceux-ci étant des maḥrams pour l’épouse, il leur est permis de rester seuls avec elle, si bien qu’on ne peut les qualifier de “mort”. Il conclut : la coutume veut qu’on néglige cette question et que le frère se retrouve seul avec l’épouse de son frère ; le Prophète l’a donc assimilé à la mort, ce qui révèle d’autant plus son interdiction. » Fin de citation.
Al-Shawkânî commente dans Nayl al-Aṭwâr (6/122) : « L’expression “le beau-frère, c’est la mort” signifie que le danger qu’il représente est plus redouté que tout autre, à l’image de la crainte que suscite la mort par rapport à toute autre crainte. » Fin de citation.
Craignez Allah, ô musulmanes, et ne prenez pas cette question à la légère, fût-ce que les gens y manquent de vigilance, car l’autorité appartient à la loi divine, non aux usages des hommes.
B – Certaines femmes, ainsi que leurs tuteurs, font preuve de négligence lorsqu’il s’agit pour la femme de monter seule dans