trompé ceux dont la part de science, de raison et de religion est maigre, et par lesquelles il a ferré le cœur des ignorants et des gens de faux : l’écoute du mukâ’ (le sifflement) et du tasdiyya (les battements de mains), du chant accompagné d’instruments prohibés, lequel détourne les cœurs du Coran et les rive à la perversité et à la désobéissance. Voilà le « Coran du Diable », l’épais voile qui sépare du Tout-Miséricordieux ; c’est l’incantation qui mène à la sodomie et à la fornication, et grâce à elle l’amoureux dépravé obtient de l’objet de sa convoitise l’ultime faveur… Jusqu’à ce qu’il dise : « Quant au fait d’écouter ce chant de la bouche d’une femme ou d’un imberbe, cela fait partie des interdits les plus graves et des plus grands facteurs de corruption de la religion. » Il poursuit : « Il ne fait aucun doute que tout homme jaloux préserve sa famille de l’écoute du chant, tout comme il la préserve des causes de suspicion. » Et il ajoute : « Il est bien connu chez les gens que, lorsqu’une femme se montre récalcitrante envers un homme, celui-ci s’emploie à lui faire entendre une voix chantante ; aussitôt elle se montre conciliante. La femme, en effet, réagit très vivement aux sons ; or, lorsque le son est un chant, son émotion est excitée par deux facteurs : la voix elle-même et le sens des paroles. Quant à l’incantation qui se trouve renforcée par le tambourin, la flûte et la danse efféminée et lascive, si jamais une femme pouvait tomber enceinte d’un chant, c’est bien de ce chant-là qu’elle le serait. Par Dieu ! Combien de femmes libres le chant a-t-il fait basculer dans la prostitution ? » Fin de citation.
Crains donc Allah, ô femme musulmane, et garde-toi de ce dangereux fléau moral qu’est l’écoute des chansons qui se répandent parmi les musulmans par toutes sortes de moyens et de supports, au point que nombre de jeunes filles ignorantes les recherchent à leur source et se les offrent mutuellement.