a dit : « Quiconque imite un peuple devient des leurs. »
Abou Dâwûd rapporte encore, par la chaîne ʿAmr ibn Shuʿayb – son père – son grand-père, que le Messager d’Allah ﷺ a déclaré : « N’est pas des nôtres celui qui imite d’autres que nous ; ne vous assimilez pas aux Juifs ni aux Chrétiens. »
Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya – qu’Allah lui fasse miséricorde – commente :
« Le fait de se distinguer d’eux est un objectif voulu par la Loi. En effet, la ressemblance extérieure fait naître affection, amour et alliance intérieure, tout comme l’amour caché produit la ressemblance apparente – preuve en est le bon sens et l’expérience. Les imiter dans ce qui ne relève pas de notre Loi atteint, pour certaines choses, le degré de l’interdiction absolue et peut même constituer un péché majeur, voire un acte de mécréance, selon les arguments scripturaires. Le Livre, la sunna et le consensus attestent qu’il faut, de façon générale, se différencier des mécréants et qu’il est interdit de leur ressembler. Tout ce qui est susceptible d’engendrer une corruption subtile et difficile à cerner voit son jugement lié à ce risque, et l’interdiction tourne autour de lui. La ressemblance apparente est en effet une cause de ressemblance dans les mœurs, les actes blâmables et même dans les croyances ; cette influence est incontrôlable. Quant à la corruption résultant de cette ressemblance, elle peut ne pas être visible, et il peut être ardu, voire impossible, de la supprimer. »