les efféminés parmi les hommes. »
La barbe est donc l’ornement de l’homme ; elle parachève la création. Par elle, Allah a distingué les hommes des femmes et elle compte parmi les signes de la perfection. L’arracher dès sa première pousse, en imitation des imberbes, relève des grands actes blâmables (1). Il en va de même du fait de la raser, de la tailler ou de l’épiler à la chaux : tout cela fait partie des pires répréhensions, constitue une désobéissance manifeste, une opposition à l’ordre du Messager d’Allah ﷺ et tombe sous la prohibition qu’il a énoncée.
Al-Ghazâlî rapporte dans l’Ihyâ’ ʿulûm ad-dîn que s’arracher les deux fanîkayen – les côtés de la ʿunfaqa, la petite touffe située sous la lèvre inférieure – est une innovation. Il ajoute : « Un homme qui s’arrachait ces deux parties témoigna devant ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzîz, lequel rejeta sa déposition. » De même, ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb – qu’Allah l’agrée – et Ibn Abî Laylâ, le juge de Médine, ont refusé la déposition de quiconque s’arrachait la barbe.
L’imâm Abû Shâma a déclaré : « Il est apparu des gens qui rasent leur barbe ; c’est plus grave encore que ce qui est rapporté des mages, à savoir qu’ils se contentaient de la raccourcir. Cela se voyait déjà à son époque – qu’Allah lui fasse miséricorde –, que dirait-il s’il constatait aujourd’hui combien ils sont nombreux ! Qu’Allah les combatte ; d’où donc se laissent-ils détourner ? Allah leur a ordonné de prendre Son Messager ﷺ pour modèle, mais ils se sont écartés de lui et l’ont désobéi. »