tandis que l’avis le plus juste est qu’il est permis de procéder à ce regroupement, comme pour le maghrib et le ʿichâ’, lorsque la boue glissante ou la pluie sont si fortes qu’elles entraînent une réelle gêne. Ainsi, si l’on réunit le ẓuhr et le ʿaṣr par anticipation, il n’y a aucun inconvénient, exactement comme pour le maghrib et le ʿichâ’, que l’on s’y prenne dès le début du créneau horaire ou en son milieu (1).
Quant à la prière de l’ʿaṣr, quelle que soit l’excuse invoquée, elle ne peut en aucune manière être jointe à la prière du vendredi, car celle-ci est une prière autonome, dotée de conditions, de modalités, de piliers et d’une récompense qui lui sont propres. La Sunna n’a autorisé que le regroupement du ẓuhr et de l’ʿaṣr, et rien ne rapporte que le Prophète ﷺ ait jamais adjoint l’ʿaṣr à la prière du vendredi ; on ne peut donc assimiler celle-ci au ẓuhr. Toutefois, si un voyageur accomplit le ẓuhr un vendredi sans participer à la prière du vendredi avec les résidents, il lui est loisible d’y adjoindre l’ʿaṣr, car la prière du vendredi ne lui est pas obligatoire. En outre, le Prophète ﷺ a bel et bien réuni le ẓuhr et l’ʿaṣr lors du Pèlerinage d’adieu, un vendredi correspondant au jour de ʿArafah, avec un seul adhân et deux iqâma, sans célébrer la prière du vendredi. Ainsi, quiconque, parmi les personnes bénéficiant d’une dispense, aurait réuni l’ʿaṣr à la prière du vendredi doit répéter l’ʿaṣr, puisqu’il l’a accomplie avant son heure légale.