et ses vêtements ; or cela constitue un tort plus grave que le simple fait d’être mouillé. Par ailleurs, la boue est assimilée à la pluie comme excuse permettant de ne pas assister à la prière du vendredi ni à la prière en congrégation ; il en ressort que ces deux situations causent une gêne équivalente, dûment prise en considération dans la règle juridique. (1)
De même, lorsqu’un vent violent souffle au cours d’une nuit froide et obscure, il est permis de regrouper les prières, en raison de la difficulté qu’une telle situation entraîne. (2)
On interrogea Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya – qu’Allah lui fasse miséricorde – au sujet du regroupement des deux prières du soir en cas de pluie : est-il également autorisé lorsque sévit un froid intense ou un vent violent, ou bien cette concession ne concerne-t-elle que la pluie ? Il répondit : « Louange à Allah, Seigneur des mondes. Il est permis de regrouper les deux prières du soir en raison de la pluie, d’un vent violent et glacial, ou d’une boue épaisse. Tel est l’avis le plus correct parmi les deux rapportés des savants ; c’est celui qui apparaît dans la doctrine d’Ahmad, de Mâlik et d’autres encore. Allah est plus savant. » (3)
Il ajouta : « Ceci vaut mieux que de prier chez eux ; en vérité, délaisser le regroupement pour accomplir la prière à la maison est une innovation blâmable, contraire à la Sunna, car la Sunna est de l’accomplir… »